Covid : l'hypothèse d'un variant inconnu face à des flambées de cas inexplicables

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À l'échelle locale, l'augmentation des taux d'incidence dans certains départements sans réelle explication, notamment dans l'Oise, interroge. 1:13
À l'échelle locale, l'augmentation des taux d'incidence dans certains départements sans réelle explication, notamment dans l'Oise, interroge. © AFP
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Le centre hospitalier de Compiègne-Noyon compte à lui seul environ 160 patients traités pour une infection au Covid-19. Si le variant anglais n'a pas été détecté sur place, de nouvelles analyses ont été lancées afin de vérifier si une mutation encore inconnue du virus ne serait pas responsable de ces chiffres alarmants.

L’épidémie de coronavirus enregistre des flambées locales en France, sans que l’on puisse toujours exactement expliquer pourquoi. Cela se voit dans le Sud-Ouest, dans l’Aisne, dans la Somme ou encore dans l’Oise où le taux d’incidence augmente au sein de la population. Dans plusieurs centres hospitaliers de ces départements, le nombre de tests positifs grimpe également. C’est le cas par exemple à l’hôpital de Dieppe, d’Abbeville ou encore de Compiègne-Noyon, qui compte en ce moment autour de 160 patients Covid, ainsi que 75 membres du personnels (médicaux et non-médicaux) contaminés sur les deux sites de l'établissement. Ces chiffres n’étaient pas montés aussi haut depuis la première vague.

"Les taux d'incidence dans le bassin de Compiègne et de Noyon sont plus élevés que la moyenne nationale, mais aussi que la moyenne régionale. Ils se sont particulièrement emballés ces dernières semaines", confirme auprès d'Europe 1 Catherine Latger, la directrice de l’hôpital de Compiègne-Noyon.

"Nous n'avons pas trouvé le variant anglais chez nous"

Selon cette responsable, cette situation n’est pas "une catastrophe", et reste "gérable", mais elle suscite néanmoins beaucoup d’interrogations. "Nous avons fait tester un certain nombre de patients ou de soignants pour le variant anglais. Ce n'est pas ça, nous n'avons pas trouvé le variant anglais chez nous", indique Catherine Latger. "Nous avons demandé de nouvelles études pour repérer s'il y a de nouveaux variants non identifiés", ajoute-t-elle. Pour l'heure, ces résultats ne sont pas encore connus.

Europe 1
Par Jean-Jacques Héry, édité par Romain David