Coronavirus : "La première semaine est un cap qui retient notre attention"

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Un homme atteint du coronavirus chinois est hospitalisé à Bordeaux. 1:26
Un homme atteint du coronavirus chinois est hospitalisé à Bordeaux. © Mehdi FEDOUACH / AFP
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L'un des trois patients infectés par le coronavirus en France est hospitalisé depuis jeudi à Bordeaux se trouve dans un état stable. Le professeur Denis Malvy, responsable de l'unité maladies tropicales et du voyageur du CHU Pellegrin, où cet homme est pris en charge, explique à Europe 1 les étapes du suivi médical.
INTERVIEW

L’un des trois patients infectés par le coronavirus en France, hospitalisé à Bordeaux, se trouve dans un état "stable et rassurant". Cet homme de 48 ans, qui revenait d’un voyage en Chine, est pris en charge depuis jeudi. Le professeur Denis Malvy, responsable de l'unité maladies tropicales et du voyageur du CHU Pellegrin, où le patient est pris en charge, a expliqué les étapes de guérison du coronavirus chinois au micro d’Europe 1.

"Nous sommes très vigilants"

La première semaine est une étape cruciale pour le patient. "Notre patient est dans un état stable, avec une toux parfois invalidante, contrôlée, et des épisodes de fièvre. La première semaine est un cap, parce qu’on sait que certains agents infectieux, comme les virus, envahissent l’organisme. Puis au bout d’une semaine, l’organisme va tenter de s’en débarrasser. Soit il le fait de manière efficace, soit de manière inappropriée", poursuit Denis Malvy.

"Comme on ne connaît pas l’évolution de cette maladie nouvelle, mais dont on sait qu’elle est due à un virus similaire au Sras, nous sommes très vigilants aux virus de la même famille. Le cap de la première semaine est un cap qui retient notre attention."

Une surveillance de plusieurs mois

Mais même passé le cap de la première semaine, le suivi du patient se fera sur une longue période. "Après deux semaines, même si le patient allait bien, il faudra continuer à la surveiller au niveau de la production du virus. On sait qu’avec d’autres infections par d’autres coronavirus, il peut y avoir un portage qui se prolonge pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. Nous ne lâcherons pas tant que le portage du virus ne sera pas contrôlé ni aboli", assure le professeur Malvy.

Trois cas de cette pneumonie virale ont été confirmés en France sur des voyageurs récemment rentrés de Chine, où 82 personnes infectées par le coronavirus sont mortes.