Violence sexistes et sexuelles : le PS va obliger tous ses candidats à suivre une formation

Le Parti socialiste obligera désormais les membres des instances nationales du parti et les candidats sous la bannière PS à suivre une formation aux violences sexuelles et sexistes.
Le Parti socialiste a adopté ce mardi soir une résolution obligeant tout membre des instances nationales du parti et tout candidat à une élection au nom du PS à suivre une formation aux violences sexuelles et sexistes, a-t-il annoncé dans un communiqué. Le bureau national du PS a adopté à "l'unanimité" cette résolution, qui prévoit aussi de proposer à chaque nouvel adhérent une telle formation.
"Notre parti, qui est féministe, doit être exemplaire notamment vis-à-vis de ses cadres et de ses adhérents. Ce combat doit être mené par toutes et tous et non être délégué à quelques militantes", précise le texte, qui ajoute: "le soutien aux victimes doit être clair et unanime qu'on soit élu(e) en responsabilité, ou qu'on milite dans les territoires". La résolution prévoit aussi "la pérennisation et l'opérationnalisation de la cellule d'écoute et de la commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations, afin que tous les signalements puissent être traités efficacement".
La France insoumise dans la tourmente
Cette résolution a été votée alors que La France insoumise vient d'exclure son député de l'Isère Hugo Prevost, pour des "faits graves à caractère sexuel" pouvant relever d'infractions pénales, antérieurs à son élection. Ces faits se seraient notamment passés au sein de l'Union étudiante, un syndicat étudiant de gauche qu'Hugo Prévost a cofondé.
La France insoumise avait été secouée fin 2022 par l'affaire du député Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales, qui avait rejoint les bancs de l'Assemblée nationale un mois à peine après sa condamnation. Le groupe LFI l'avait exclu temporairement pendant quatre mois, mais plusieurs députées du mouvement avaient dénoncé son retour au terme de cette sanction.