VIDÉO - "On est au bout" : un médecin hospitalier interpelle Macron

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Emmanuel Macron a été interpellé par un neurologue.
Emmanuel Macron a été interpellé par un neurologue. © Martin BUREAU / POOL / AFP
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Lors de sa visite à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, Emmanuel Macron a été interpellé par un médecin sur les difficultés de l'hôpital public. "Il faut sauver l'hôpital public", lui a demandé ce neurologue. 

En visite jeudi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, où est décédé le premier Français victime du coronavirus, Emmanuel Macron a été interpellé par un médecin sur les difficultés de l'hôpital public. "Nous sommes au bout", a expliqué au président de la République le docteur François Salachas, neurologue et membre du collectif inter-hôpitaux. 

"Le personnel hospitalier a fait tous les efforts nécessaires. Nous sommes au bout", a dit François Salachas à Emmanuel Macron, lui demandant de "donner les moyens au ministère de la Santé". "Il faut absolument refinancer l'hôpital public", a-t-il encore demandé, dénonçant un an de "déni", dans une vidéo diffusée par BFMTV.

Macron assure ne pas être "dans le déni"

"Quand il a fallu sauver Notre-Dame, il y avait beaucoup de monde pour être ému. Là, il faut sauver l'hôpital public, qui est en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame a failli flamber. Ça s'est joué à rien et là, en ce moment, ça se joue à rien", a ajouté le membre du collectif inter-hôpitaux. Et de tacler le président de la République : "Vous pouvez compter sur moi. L'inverse rester à prouver". Revenant sur l'épidémie de Coronavirus, le neurologue a expliqué au chef de l'État que "sans injection de moyens rapides, nous ne pourrons pas faire face à ce type de crise".

De son côté, Emmanuel Macron a assuré ne pas être "dans le déni", mais a confié avoir parfois "le sentiment de payer l'addition de comptes non soldés". "Il y a des mesures d'urgence qui ont été prises à plusieurs reprises", a-t-il rappelé, avant d'ajouter : "Il faut déjà que ces mesures qui ont été annoncées descendent sur le terrain". "On n'est pas resté assis sur sa chaise depuis deux ans et demi", a encore insisté Emmanuel Macron.

Europe 1
Par Antoine Terrel