Hollande égratigne encore Macron

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François Hollande était en visite dimanche, dans son fief de Tulle, en Corrèze. © AFP
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L'ancien président a vivement critiqué son successeur, et a une nouvelle fois implicitement fait allusion à un retour au premier plan. 

 

François Hollande, en visite dimanche à Tulle, en Corrèze, a une nouvelle fois égratigné Emmanuel Macron. L'ancien président s'est demandé "qui" pourrait incarner l'alternative si son successeur à l'Elysée échouait, hypothèse que l'ancien président socialiste n'exclut pas.

"Si ce pouvoir-là échoue et c'est possible, à la fois par les décisions qu'il prend, injustes, par des comportements excessifs, ou par l'absence de résultats. Mais qui ? Qui sera là pour le rendez-vous démocratique ?", a déclaré François Hollande, lors d'un discours dans son ancien fief électoral.

"Qui prendre la place ?" "Qui peut prendre la place ? Qui peut offrir une perspective ? C'est une grande question qui est posée à tous. Alors quand on regarde l'ensemble de la vie politique, comment être rassuré ?", s'est interrogé l'ex-président. Un peu plus tard lors d'une brève séance de micros tendus après son discours, François Hollande a une nouvelle fois égratigné l'actuel chef de l'Etat.

Interrogé sur les conseils de réorientation donnés par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage, François Hollande a répondu : "Il faut parler à l'individu, à ce qu'il est et pas forcément parler en fonction de ses propres pensées. Il ne faut pas asséner une vérité, il faut aller la rechercher dans son interlocuteur. Et si on parle de l'autre on arrivera à le convaincre, si on parle de soi, on sera hautain et arrogant."

 

Hollande "respecte le choix" de Valls. François Hollande "respecte le choix" de Manuel Valls, qui devrait annoncer mardi sa candidature à la mairie de Barcelone. "Il a été un homme politique qui a joué un rôle dans notre pays. Ministre de l'intérieur, Premier Ministre, il a aussi eu des responsabilités locales. Je sais quelles sont ses racines en Espagne et à Barcelone. Il fait un choix de vie, je le respecte", a estimé l'ex-chef de l'Etat.