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Universités d'été des Écologistes : la question d'une alliance avec LFI source de tensions

[Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que La France insoumise revendique le leadership à gauche et appelle les autres partis à la rejoindre, les Écologistes restent divisés sur la stratégie à adopter. Entre rapprochement avec LFI, alliance avec Raphaël Glucksmann ou candidature autonome, la gauche peine à afficher une ligne commune.

La France insoumise à Valence, les Écologistes à Grenoble… À gauche, chaque parti fait sa rentrée de son côté. Mais une question demeure pourtant dans toutes les têtes : face à la percée dans les sondages de La France insoumise, comment exister, et gagner des voix ? Quelles alliances contracter, et avec qui ? Il semble qu'à ce stade, les voix dissonantes se multiplient, sans dégager de ligne claire.

D'abord, La France Insoumise, forte de son avance, appelle désormais au ralliement des autres partis, mais sans négociation. "Jean-Luc Mélenchon est le phare dans la nuit pour la gauche. Il a une équipe, il a un programme, à ce stade, je ne vois pas d'autre candidat qui a autant d'atouts dans sa poche. Ce qu'on dit aux Écologistes et aux communistes, c'est que l'essentiel nous réunit, donc que nous leur tendons la main pour qu'ils nous rejoignent", explique le député insoumis François Piquemal, au micro d'Europe 1.

"L'union de toute la gauche, c'est impossible", selon Yannick Jadot

Mais chez les Verts, plusieurs camps s'affrontent : ceux, comme Marine Tondelier, la cheffe de file des Écologistes, qui cherche à maintenir le dialogue, tout en refusant de retirer sa propre candidature ; et ceux qui rejettent La France insoumise en bloc, préférant appeler soit à une alliance avec Raphaël Glucksmann, soit à un rassemblement partiel.

C'est ce que souhaite Yannick Jadot, ancien candidat vert à l'élection présidentielle, qui dénonce une illusion. "L'union de toute la gauche, c'est impossible. Moi, je ne considère pas qu'elle soit souhaitable. Vous voyez bien qu'il y a des incompatibilités avec d'autres mouvements de gauche. C'est pas l'union ou la mort", détaille-t-il.

Toujours est-il que les Verts se savent désormais pris en étau entre une vague insoumise qui domine à gauche et la candidature à venir de Raphaël Glucksmann, qui espère entraîner dans son sillage l'ensemble de la gauche hors LFI.