Stanislas Guérini : "La majorité fait bloc, Christophe Castaner a été injustement attaqué"

, modifié à
  • A
  • A
Stanislas Guérini 1280 2:38
Partagez sur :
Pour le délégué général de LREM, les appels à la démission du ministère de l'Intérieur après ses propos erronés le 1er mai dernier sont hors-sujet. "Il est à sa place", a-t-il assuré sur Europe 1 dimanche.
INTERVIEW

Christophe Castaner est la cible de critiques nourries depuis mercredi 1er mai. Le ministre de l'Intérieur, qui avait parlé rapidement d'"attaque" après une intrusion dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, en marge des manifestations de la fête du travail, a en effet été contraint de reconnaître qu'il était allé trop vite en besogne. Mais pas question, pour l'exécutif et la majorité, de lâcher le locataire de la place Beauvau. "Bien sûr qu'il est à sa place", a tranché dimanche Stanislas Guérini, dans Le Grand Rendez-Vous d'Europe 1.

"On perd toute mesure"

"La majorité fait bloc, le ministre de l'Intérieur a été injustement attaqué", a ajouté le délégué général de LREM. Auparavant, c'est Edouard Philippe qui avait assuré que Christophe Castaner avait toute sa "confiance". Pour Stanislas Guérini, le "débat" autour de la démission du premier flic de France "traduit une incroyable perte de repères dans l'espace médiatique". "On lui a fait un procès parce qu'il n'avait pas utilisé le bon mot pour qualifier des gens qui s'étaient introduits dans un hôpital. Je crois qu'on perd toute mesure. Je me déplace beaucoup, je rencontre beaucoup de nos concitoyens qui me disent que leur priorité c'est de sortir le samedi avec leurs enfants. C'est ça le rôle du ministère de l'Intérieur, et il est bien fait."

L'opposition réclame une démission ou une audition

Selon lui, il suffit pour s'en convaincre de "regarder la différence entre le 1er mai 2018 et le 1er mai 2019 : l'ordre a été maintenu, c'est ça qui est important". Stanislas Guérini a néanmoins approuvé le mea-culpa du ministre de l'Intérieur, qui a reconnu qu'il n'aurait pas dû employer le mot "attaque" vendredi. "C'est comme ça qu'on doit faire. Si on ne sait pas dire de temps en temps qu'ici on a fait une erreur et qu'on doit corriger le tir, alors on ne pourra pas reconstruire la confiance. Cela passe par des moments de vérité."

L'opposition, elle, n'en démord pas. Pour le député insoumis Adrien Quatennens, qui s'est exprimé vendredi sur Europe 1, Christophe Castaner "doit partir sans délai". Le sénateur socialiste Patrick Kanner, lui, réclame l'audition du ministre de l'Intérieur au Palais du Luxembourg.