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Salaires, police municipales, symboles : les premières décisions très politiques des maires LFI

À Roubaix, Creil ou Saint-Denis, les nouveaux maires LFI multiplient les décisions marquées politiquement. [Armand Gesquière / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À Roubaix, Creil ou Saint-Denis, les nouveaux maires LFI multiplient les décisions marquées politiquement. Augmentations d’indemnités, motions symboliques ou réforme de la police municipale suscitent déjà des critiques.

Près de trois semaines après le second tour des municipales, les nouveaux exécutifs locaux prennent leurs marques. Dans plusieurs villes dirigées par La France insoumise, les premières décisions interpellent déjà les oppositions, qui dénoncent une gestion jugée très politique. 

À Roubaix, lors du premier conseil municipal, la majorité a adopté un vœu de soutien à la Palestine. La mairie s’est engagée à illuminer sa façade aux couleurs du drapeau palestinien. Le maire David Guiraud assume ce choix, estimant que la ville ne peut rester indifférente à ce qu’il qualifie de "génocide".

L’édile est également critiqué pour l’augmentation de plus de 10 % de son indemnité, ainsi que de celles de ses adjoints. Il se défend en assurant se situer dans la fourchette basse des villes de plus de 100.000 habitants, évoquant aussi une réorganisation des missions de son équipe. 

Bally Bagayoko a suscité la polémique en lançant un "processus de désarmement" de la police municipale

À Creil, la nouvelle majorité menée par Omar Yageob a fait adopter une motion dénonçant des "traitements médiatiques stigmatisants" visant la commune. Le maire cible notamment les critiques survenues après son discours en pakistanais, prononcé pour remercier ses soutiens le soir de son élection. 

Enfin à Saint-Denis, Bally Bagayoko a suscité la polémique en lançant un "processus de désarmement" de la police municipale. Une décision qui fragilise les effectifs : plusieurs agents envisagent déjà de quitter le service.

Entre mesures symboliques, choix budgétaires et orientations sécuritaires, ces premières décisions dessinent une ligne politique assumée, mais déjà contestée sur le terrain local.