Roselyne Bachelot, une revenante à la Culture

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Roselyne Bachelot, une revenante à la Culture © AFP
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La nomination de Roselyne Bachelot comme ministre de la Culture a constitué l’une des surprises du nouveau gouvernement annoncé lundi. Cela faisait huit ans que l’ancienne ministre de la Santé avait quitté la politique pour devenir chroniqueuse télé. Voilà désormais cette passionnée d’opéra installée rue de Valois.

C’est une parenthèse longue de huit ans que Roselyne Bachelot a refermé lundi, en étant nommée ministre de la Culture dans le nouveau gouvernement de Jean Castex. Depuis 2012 et la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, elle avait en effet quitté la vie politique. Celle qui fut tour à tour chargée de l’Ecologie, de la Santé et du Sport dans différents gouvernement s’installe donc rue de Valois, ce qui n’est pas forcément une surprise pour cette grande passionnée d’opéra et de musique classique.

Un retour au gouvernement ? "C'est un cauchemar"

En huit ans, Roselyne Bachelot n’avait toutefois pas quitté le devant de la scène. En 2012, elle était en effet devenue chroniqueuse télé, sur C8 d’abord, où elle flinguait ses anciens collègues. "Soit c’est un menteur, soit c’est un voleur", avait-elle notamment lâché en avril au sujet de Claude Guéant, son ancien collègue à l’Intérieur, accusé à l’époque d’avoir touché des primes de cabinet en liquide.

Roselyne Bachelot participera ensuite à Fort Boyard, avant de devenir une sociétaire des Grosses têtes sur RTL. Interrogée il y a tout juste un mois et demi sur un possible retour au gouvernement par Laurent Ruquier, elle avait lâché : "C’est un cauchemar !"  

Moquée, raillée, puis réhabilitée

C’est cette verve, ce franc-parler qui a forgé son image. Fils de Jean Narquin, résistant et député, Roselyne Bachelot n’a pas hésité à défendre contre son propre camp le Pacs en 1998. Ministre, elle a dû gérer la grève des joueurs de foot français lors de la Coupe du monde 2010, ou commander 2 milliards de masques pour lutter contre la grippe H1N1 en 2009. A l’époque, elle est alors moquée, raillée… avant d’être réhabilitée ces derniers mois.

Mais Roselyne Bachelot, on le sait moins, est aussi une amoureuse de l’opéra et de la musique classique. Elle a commencé le piano à l’âge de 3 ans, sorti un livre consacré à Verdi, puis un disque de ses coups de cœur d’opéra. Désormais installée rue de Valois, elle va devoir reconstruire un secteur la Culture terrassé par la crise du Covid-19.

Europe 1
Par Mathieu Charrier, édité par Rémi Duchemin