Dans la dernière ligne droite du procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national (FN), Marine Le Pen n'est pas encore fixée sur son avenir politique. "Nous ne bloquons pas notre campagne" dans l'attente d'un jugement, rappelle Laurent Jacobelli, le porte-parole du RN, ce samedi matin sur Europe 1.
Dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires européens du FN, qui se tient du 13 janvier au 12 février, le parquet a formulé ses réquisitions notamment à l'encontre de Marine Le Pen. Les deux avocats généraux ont ainsi demandé la confirmation de la peine de cinq ans d'inéligibilité prononcée en première instance.
Si elle est retenue, Marine Le Pen serait empêchée d'être candidate à l'Élysée en 2027. "Nous sommes prêts à tous les scénarios", rappelle Laurent Jacobelli ce samedi 7 février. Mais, "nous ne bloquons pas notre activité politique ou notre campagne en attendant un jugement", assure-t-il.
"Marine Le Pen et Jordan Bardella travaillent ensemble"
Si le flou subsiste à l'horizon 2027, "on continue à travailler sur le programme, on continue à faire le tour de la France", fait savoir le député RN de Moselle et porte-parole du parti, rappelant que "Marine Le Pen et Jordan Bardella travaillent ensemble". Le parti prendra sa décision au moment venu, dit-il, lorsque le verdict sera connu, soit avant le début de l'été. En attendant, "pas de panique, pas d'angoisse", affirme-t-il.
L'un des scénario possible est le pourvoi en cassation, dans le cas où la peine serait conforme en appel, sans exécution provisoire. "Il y a la question effectivement du recours éventuel, mais s'il y a à nouveau un recours, le jugement sera prononcé quelques semaines avant l'élection présidentielle, ce qui ne nous laisserait pas le temps de faire campagne", explique-t-il. Sur ce point, Marine Le Pen a été très claire, rappelle-t-il : "Elle ne mettra jamais, pour son intérêt personnel, une campagne nationale du Rassemblement national en danger".