Après la décision du Conseil d'État d'élargir l'accès aux soins gratuits des réfugiés, une exception française, Laurent Jacobelli estime "qu'une forme de préférence étrangère s'installe" sous l'impulsion de "la gauche, l'extrême-gauche et d'un certain nombre de magistrats".
C'est une décision que Laurent Jacobelli a accueillie "avec beaucoup de colère". Le 2 février dernier, le Conseil d'État a élargi l'accès aux soins gratuits des réfugiés. Concrètement, la plus haute juridiction administrative étend aux réfugiés déjà reconnus ailleurs en Union européenne la possibilité d’accéder aux "titres de séjour pour soins".
"Une pompe aspirante"
Une exception française qui n'est pas du tout du goût du porte-parole du RN pour qui "une forme de préférence étrangère s'installe petit à petit sous l'effet de la gauche, de l'extrême gauche et d'un certain nombre de magistrats", assure-t-il dans Europe 1 Matin Week-end.
"Ce Conseil d'État semble scrupuleusement, méthodiquement, tout mettre en place pour en permanence rendre la vie quotidienne des Français insupportable. Soyons très clairs, qu'est-ce qui va se passer ? Tous ceux qui arrivent dans n'importe quel pays européen vont aller dans le pays où les soins sont le mieux remboursés, voire gratuits, et où ils sont le meilleur. Bingo, ce pays s'appelle la France."
Une décision lourde de conséquences selon le député de Moselle, puisque "demain vous allez voir débarquer dans notre pays tout un tas de gens qui n'ont probablement rien à y faire, qui viendront seulement pour se faire soigner, qui comprendront qu'ils pourront bénéficier des largesses d'un État-providence, pour ceux qui viennent d'ailleurs, et qui ne repartiront plus jamais."
Une véritable "pompe aspirante supplémentaire" qui va coûter cher. "Pour ces soins, il va falloir de l'argent. Et cet argent, c'est leurs impôts."
"La France est trop généreuse avec les autres"
"Donc l'effet ciseau va continuer : les Français vont payer toujours plus d'impôts, seront toujours moins bien soignés pour faire des économies, mais les étrangers, eux, toujours reçus dans nos hôpitaux et nos cliniques en priorité. La France est trop généreuse avec les autres et de moins en moins avec les siens."
Pour Laurent Jacobelli, l'heure est venue "d'envoyer un signal très clair à la terre entière. La France n'est pas un hôpital, la France n'est pas un hôtel, la France n'est pas un restaurant."