Réforme des retraites : "Le système sera le même pour tous les Français, sans exception", annonce Edouard Philippe

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Le Premier ministre a levé le voile mercredi sur le contenu de la réforme controversée des retraites. © Thomas SAMSON / POOL / AFP
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Le Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé mercredi, devant le Conseil économique et social, les contours de la réforme des retraites, au lendemain d’une nouvelle journée de manifestation, et alors que les transports restent largement perturbés par la grève entamée le 5 décembre.

Édouard Philippe, le Premier ministre, a levé le voile mercredi sur le détail de la réforme des retraites. "Le système sera le même pour tous les Français, sans exception", a annoncé le chef du gouvernement. "Ce sera toujours un système de répartition avec le plus haut niveau de couverture au monde." Édouard Philippe a confirmé la disparition, annoncée de longue date, du système actuel à 42 régimes. "Nous mettrons fin aux régimes spéciaux, nous le ferons progressivement", a-t-il déclaré. 

"Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre", a plaidé Édouard Philippe, en soulignant avoir "écouté" et "entendu" les partenaires sociaux et l'ensemble des Français. "Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s'achève", a-t-il martelé.

Mise en place d'"un âge d'équilibre"

Une retraite minimum garantie à 1.000 euros et "85% du SMIC dans la durée", un âge légal à 62 ans, avec "un âge d'équilibre" et "un système de bonus-malus", "des points supplémentaires dès le premier enfant" et majoration pour "les parents de familles nombreuses" figurent parmi les mesures retenues par l'exécutif. Les partenaires sociaux fixeront la valeur du point "sous le contrôle du Parlement", a assuré le locataire de Matignon. "La loi prévoira une règle d'or pour que la valeur du point acquis ne puisse pas baisser" avec "une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires qui dans notre pays augmentent plus vite", a-t-il précisé.

"Cette réforme n'est pas une bataille", a insisté le chef du gouvernement, au lendemain d'une nouvelle série de manifestations contre la réforme, et sept jours après le début d'une grève interprofessionnelle, qui paralyse très largement les transports en commun à travers le pays. "Il n'y a pas d'agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies", a-t-il encore assuré : "Notre ambition d'universalité est une ambition de justice sociale, nous ne voulons léser personne." Le projet de loi sera présenté au Parlement fin février.