Réforme des retraites : "Ce que fait la France insoumise, c’est un hold up démocratique" dénonce Didier Guillaume

, modifié à
  • A
  • A
1:30
© Europe 1
Partagez sur :
Alors que la projet de loi sur la réforme des retraites est examiné en commission à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Agriculture et de l'alimentation, Didier Guillaume, était l'invité d'Europe 1. Il a notamment qualifié l'obstruction opérée par l'opposition de gauche de "hold up démocratique".
INTERVIEW

Alors que le projet de loi sur la réforme des retraites est examiné en commission à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Agriculture et de l'alimentation, Didier Guillaume, s'est indigné contre l'attitude de l'opposition de gauche qui a déposé près de 20.000 amendements à examiner. Tout devrait repartir à zéro dans l'hémicycle le 17 février : le texte sera présenté aux parlementaires dans sa version initiale.

"Ce que veut faire la France insoumise, ce n'est pas un débat parlementaire, c’est un hold up démocratique", a déclaré le ministre au micro d'Europe 1. S'il reconnaît le droit d'amendement garanti à l'opposition par la constitution, il regrette de voir les députés de gauche adopter une telle attitude. Il décrit ainsi "17 personnes [présentant] le même amendement à la virgule près" qui ne cherchent pas à améliorer le texte mais à "rattraper dans la rue ce [qu'elles] ont perdu dans les urnes". "Au bout du compte, on perd beaucoup de temps et c’est l’image de l’Assemblée nationale qui en prend un coup."

1.000 euros de retraite pour les agriculteurs

"Le système que défend l'opposition est à bout de souffle", a poursuivi Didier Guillaume. "Il faut un régime universel par répartition où les gens seront gagnants." Prenant l'exemple du secteur agricole, le ministre a affirmé que la réforme devrait permettre à chaque agriculteur de s'assurer 1.000 euros de retraite d'ici 2022.

S'exprimant sur l'absence d'une grande partie des éléments financiers permettant d'estimer les conséquences réelles de la réforme, Didier Guillaume a botté en touche : "Le conseil de financement est en train de travailler... Est-ce que cela empêche de dire que ce système universel par répartition est un système de solidarité et d'équité ?"

Europe 1
Par Antoine Cuny-Le Callet