Une rave party illégale a eu lieu ce week-end dans le Cher, pour protester contre des textes législatifs visant à durcir les sanctions contre les free parties. Pour l'eurodéputée Sarah Knafo, "c'est une génération qui ne respecte rien".
Une rave party illégale a eu lieu ce week-end à Bourges, dans le Cher. Les organisateurs du Teknival, qui a débuté le vendredi 1er mai et rassemblé "au plus haut" 17.000 personnes selon Laurent Nuñez, ont explicitement dit avoir choisi un terrain militaire près de Bourges, ville natale du ministre.
Leur volonté était de protester contre des textes législatifs visant à durcir les sanctions contre les organisateurs de free parties et leurs participants, qui passeraient de la simple contravention au délit.
Pour Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête! et invitée de La Grande Interview Europe 1-CNews, le "symbole est terrible". "Manon Aubry dit 'ce sont seulement des jeunes qui font la fête'. Moi, quand je vois des jeunes gens qui ont des stupéfiants, qui dansent sur des obus, on voit bien que c'est une génération qui ne respecte rien", poursuit-elle.
"C'est un problème de laxisme judiciaire plus global. Organiser une rave party avec de la drogue sur un lieu militaire, c'est passible seulement de 1.500 euros d'amende. Je pense que pour les gens qui écoutent et se disent, nous, quand on fait un dépassement de vitesse, déjà on peut risquer de perdre notre permis, donc de perdre notre travail. Quand on tient certains propos, on voit que la liberté d'expression est mise à mal en France, on peut risquer jusqu'à 10.000 euros d'amende. Donc là, de se dire que c'est 1.500 euros pour ce délit-là, il y a quand même de quoi se dire que, parfois, l'État est impitoyable avec les honnêtes gens et très laxiste avec ceux qui violent la loi", affirme Sarah Knafo.