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Propos polémiques de Macron sur l'Algérie : «Je préfère faire partie des 'maboules' que des soumis», lance Sarah Knafo

Sarah Knafo, invitée de la Grande Interview Europe 1-CNews ce 4 mai 2026. [Europe 1]

La sortie d’Emmanuel Macron sur "les maboules" qui "veulent se fâcher avec l'Algérie" fait réagir de nombreuses personnalités politiques, dont Sarah Knafo. Elle dénonce des propos jugés méprisants et accuse le chef de l’État de faiblesse.

Un pique qui a suscité l'indignation. Emmanuel Macron a dénoncé lundi 27 avril "les maboules" qui "veulent se fâcher avec l'Algérie". Des propos lâchés lors d'un échange avec un médecin, originaire d'Algérie, en Ariège au sujet des difficultés rencontrées par les praticiens diplômés hors Union européenne pour exercer en France. 

Cette petite phrase semble déplaire à beaucoup de monde notamment à Bruno Retailleau. Sarah Knafo, députée Reconquête! et invitée de la Grande Interview Europe 1-CNews, ce lundi 4 mai, explique face à Laurence Ferrari qu'elle "préfère faire partie des 'maboules' que des soumis". "Et vous imaginez dans quelle catégorie je mets Emmanuel Macron", poursuit-elle.

l'Algérie coûte 9 milliards d'euros

La députée européenne Sarah Knafo avance une estimation du coût de l’Algérie pour la France, qu’elle chiffre à "près de 9 milliards d’euros par an", en s’appuyant sur une agrégation de données officielles. "Je ne suis pas maboule, mais je sais compter. Et quand je vois ce que l'Algérie nous coûte, à savoir près de 9 milliards d'euros par an...", a-t-elle déclaré. Dans le détail, l’élue évoque plusieurs postes de dépenses : "136 millions d'aides publiques au développement (…) en 2023", "45 millions de factures d'impayés dans les hôpitaux par les dignitaires algériens", ou encore "880 millions de fraudes aux pensions de retraite". 

Elle cite également "2 milliards de manque à gagner fiscal", "380 millions d'euros pour les étudiants algériens", "1,6 milliard d'aides sociales", "1,5 milliard d'euros en logements sociaux" selon des données de l’INSEE, ainsi que "260 millions pour les clandestins" et "2,2 milliards pour la délinquance algérienne". "Tous ces chiffres […] ont été construits à partir de données officielles […] Au total, c'est 9 milliards d'euros par an. Ça, c'est pas une opinion, c'est une addition", affirme-t-elle.

"On est censé avoir divorcé avec l'Algérie en 1962"

Sur le plan politique, Sarah Knafo appelle à un durcissement de la position française : "La première des choses à se dire, c'est qu'on ne leur doit plus rien. […] Il faut arrêter avec cette culpabilité." Elle poursuit : "On se dit qu'il faut divorcer pour de bon, qu'il faut qu'ils reprennent leurs ressortissants, les OQTF."

L’élue conclut par une formule imagée : "On est censé avoir divorcé avec l'Algérie en 1962, sauf que le problème, c'est que c'est nous qui avons eu la garde des enfants et qui continuons de payer la pension alimentaire."