Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Quand l'État est faible, les Français ne se sentent plus protégés» : les consignes de sécurité pour les manifestations à Paris font polémique

[Vincent Koebel / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

À deux jours des manifestations du 24 octobre, les consignes de la préfecture de police de Paris invitant les commerçants à recruter des agents de sécurité privés suscitent de vives critiques politiques. Après les pillages du 17 octobre, plusieurs responsables dénoncent un aveu d’impuissance de l’État et redoutent une escalade de la violence.

L’État sera-t-il capable de maintenir l’ordre dans les rues samedi 24 octobre ? La question est sur toutes les lèvres après le fiasco sécuritaire du 17 octobre. Certaines consignes transmises par la préfecture de police de Paris semblent témoigner de la fébrilité des autorités.

Dans la capitale, les commerçants sont invités à recruter des agents de sécurité privés pour se protéger des casseurs. Une consigne que la classe politique interprète comme un aveu d’impuissance, à l’image de Bruno Retailleau. Le candidat des Républicains y voit une faillite de l’État. "Quand l’État est faible, les Français ne se sentent plus protégés. Et ne se sentant plus protégés, le risque, c’est qu’ils s’arment pour se faire justice par eux-mêmes", déclare-t-il.

Édouard Philippe redoute une escalade de la violence entre particuliers

Même constat pour Édouard Philippe, qui redoute une escalade de la violence alors que les ventes d’armes de défense explosent. "Personne n’a envie qu’un drame vienne s’ajouter à un autre drame, qu’après le drame du pillage, il y ait une violence exercée par des particuliers entre eux. C’est pour ça qu’il faut être exigeant avec l’État", explique le candidat à la présidentielle.

Patrice Faure, le préfet de police de Paris, reconnaît une maladresse dans ses propos, mais rappelle que la protection des commerçants reste sa responsabilité et sa priorité. Sur le terrain, le déroulement de la manifestation et le dispositif mis en place doivent permettre de limiter les risques, malgré les moyens insuffisants dont disposent les forces de l’ordre. Des recommandations qui ont au moins le mérite d’être claires.