Proportionnelle : trop tard pour 2022 mais "pas d'opposition de fond avec le MoDem", selon Guerini

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Stanislas Guérini 1:57
Stanislas Guérini était l'invité d'Europe 1, dimanche matin. © Europe 1
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Alors que le Modem demande l'introduction de la proportionnelle pour les élections législatives de 2022, Stanislas Guerini, délégué général de La République en marche, était l'invité du "Grand Rendez-Vous" Europe 1-Les Echos-CNews dimanche.
INTERVIEW

François Bayrou, soutenu par la suite par d'autres chefs de file de partis politiques, a écrit jeudi 4 février au président de la République pour demander l'instauration de la proportionnelle en 2022, une promesse du quinquennat d'Emmanuel Macron. Depuis, une proposition de loi pour l'instaurer dans certains départements a été déposée par Patrick Mignola, député et président du groupe MoDem à l'Assemblée. Stanislas Guerini, était l'invité du Grand Rendez-Vous Europe 1-Les Echos-CNews, dimanche.

Le délégué général de La République en marche a rappelé qu'il était "favorable à introduction d'une dose de proportionnelle" et qu'il n'y avait "pas d'opposition de fond avec les partenaires du MoDem", mais que le calendrier ne le permettait pas pour 2022.

"Objectif partagé" mais plutôt après 2022

"Le moment du quinquennat dans lequel nous sommes fait que nous ne pouvons plus mettre en place cette réforme en redécoupant les circonscriptions et en introduisant cette dose de proportionnelle", a affirmé Stanislas Guerini. "Je préfèrerai qu'on porte cette mesure de façon plus ambitieuse à l’occasion de la prochaine présidentielle, qu'on la présente aux Français" à ce moment-là, précise Guerini. "Et que l'on valide cette mesure, avec d'autres d'ailleurs, comme la réduction du nombre de parlementaires." 

Il a toutefois tenu à noter qu'il n'y avait "pas d'opposition de fond avec nos partenaires du MoDem" sur cette proposition. "On a porté cette proposition en 2017, pour que toutes les forces politiques puissent être mieux représentées à l'assemblée nationale". "C'est un objectif que nous partageons au sein de la majorité présidentielle", a-t-il conclu.

Europe 1
Par Séverine Mermilliod