"Qui pouvait faire mieux qu'elle ?" : ce qu'il faut retenir du dernier jour du procès Fillon

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L'ancien Premier ministre François Fillon et son épouse Penelope Fillon arrivent au palais de justice de Paris, le 10 mars 2020. © Thomas SAMSON / AFP
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Au dernier jour du procès à Paris de l'ancien Premier ministre François Fillon et de sa femme Penelope, la défense s'est évertuée mercredi à démonter les soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon et à livrer sa "vérité".
ANALYSE

Jugés depuis trois semaines dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs, l'ancien Premier ministre François Fillon et son épouse Penelope Fillon étaient à la barre mercredi pour le dernier jour de leur procès. Une longue journée consacrée aux plaidoiries de la défense.

"Qui pouvait faire mieux qu'elle ?" : cette question a servi de fil conducteur à la plaidoirie de l'avocat de Penelope Fillon, soupçonnée d'avoir été l'assistante parlementaire fictive de son époux. "Les gens s'en moquent qu'elle soit rémunérée ou non. Ce qu'ils veulent, c'est la femme du député", a-t-il estimé, lors de l'audience. Il a ensuite scandé : "Elle est simple, elle n'est pas fière, elle n'est pas Parisienne", avant d'ajouter : "Elle s'est recroquevillée sur elle-même. Elle en est venue à détester son propre prénom".

Presque aucune trace des missions qui ont été confiées à Penelope Fillon n'a été retrouvée. Une preuve de leur "fictivité" pour l'accusation qui a requis trois ans de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende contre elle. Mais dans la matinée, la défense avait plaidé la prescription des infractions reprochées.  

Une "enquête folle"

De son côté, l'avocat de François Fillon a atomisé le travail des juges d’instruction. Il dénonce une "enquête folle" au cours de laquelle seuls les témoins à charge ont été entendus avec empressement. Neuf personnes connaissaient le contrat entre les deux époux et trois ont détaillé le travail et la réalité des tâches effectuées par Penelope Fillon, assure-t-il.

Quatre préfets l'ont vue à côté de son mari. Au cours de l'audience, l'avocat a repris les domaines d'intervention de Penelope Fillon, en se fondant sur son agenda et ses courriers.

Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 29 juin.

Europe 1
Par Salomé Legrand, édité par Tiffany Fillon