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Prix des carburants : le gouvernement pris entre urgence sociale et mise en garde de la Cour des comptes

Ce lundi après-midi, les ministres se sont réunis à Matignon pour tenter d'endiguer l'envolée des prix à la pompe et ont planché sur de nouvelles aides aux automobilistes. Éviter la crise sans mentir aux Français sur les efforts à venir : c'est tout le casse-tête du gouvernement.

La hausse des prix du carburant a atteint un seuil inédit. Le gasoil s'élève désormais à 2,41 euros le litre en moyenne. Face à la crise, les ministres étaient convoqués à Matignon ce lundi 21 septembre. 

Comme prévu, le gouvernement promet de nouvelles aides aux Français obligés de prendre leur voiture. Mais il doit se résoudre à une équation presque impossible : soulager les automobilistes, sans creuser davantage une dette déjà hors de contrôle. 

Le gouvernement en quête de solutions

Les deux principales pistes étudiées à Matignon pour renforcer l'aide aux gros rouleurs sont les suivantes : élargir le nombre de bénéficiaires ou doubler le chèque de 100 à 200 euros. Le gouvernement vise les salariés les plus modestes qui n'ont pas d'autre choix que leur voiture. 

Mais derrière les promesses, les contours restent flous. Quel revenu ? Combien de kilomètres ? Et surtout, combien coûtera ce nouveau dispositif ? Car chaque euro distribué devra être financé et la marge de manœuvre est presque inexistante. La Cour des comptes vient encore d'alerter. La charge des intérêts de la dette pourrait atteindre 100 milliards d'euros en 2030. 

Autrement dit, le gouvernement cherche de nouvelles dépenses au moment même où il promet des dizaines de milliards d'économies. Une baisse générale des taxes serait plus visible mais beaucoup plus coûteuse. D'où ce choix d'aide ciblée prolongée pour les pêcheurs, les agriculteurs et le bâtiment. Matignon veut éteindre la colère sociale sans incendier les comptes publics. Ce mardi, de nouvelles aides seront présentées à Bercy.