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Présidentielle : le statut d'autonomie de la Corse s'invite dans la campagne

L'élection présidentielle pourrait être déterminante pour l'avenir du projet. [© ALAIN JOCARD / AFP]

Le statut d'autonomie de la Corse pourrait s'inviter dans la prochaine présidentielle. Soutenu par Emmanuel Macron et examiné au Parlement, le projet est rejeté par le FLNC. À droite comme au centre, les candidats affichent des positions divergentes sur l'avenir institutionnel de l'île.

Le statut de la Corse pourrait devenir l'un des sujets sensibles de la prochaine élection présidentielle. Promesse d'Emmanuel Macron, l'autonomie de l'île au sein de la République fait actuellement l'objet d'un projet de loi examiné au Parlement.

Mais le texte est loin de faire l’unanimité. Le FLNC-Union l'a notamment rejeté lors d'une conférence de presse clandestine, dénonçant une "mascarade".

Le prochain président aura la main

L'élection présidentielle pourrait être déterminante pour l'avenir du projet. Le prochain chef de l'État aura en effet un rôle central dans la poursuite ou l'abandon de la révision constitutionnelle nécessaire à la mise en place de ce nouveau statut.

Si Marine Le Pen accède à l'Élysée, le projet pourrait ainsi être enterré. La candidate du Rassemblement national affirme ne pas être opposée par principe à l'autonomie, mais elle s'est prononcée contre le texte adopté par l'Assemblée nationale en juin. Elle se montre également réservée sur la reconnaissance d'une communauté historique, linguistique et culturelle corse, revendiquée par les autonomistes.

Une droite divisée

Chez Les Républicains, Bruno Retailleau est lui aussi opposé au projet. Le président du parti estime que l’autonomie "percuterait des piliers de la République, notamment son indivisibilité".

Au centre, les positions sont plus nuancées. Édouard Philippe juge "envisageable et utile" de prendre en compte les spécificités de la Corse, tout en réaffirmant son attachement au principe d'une seule communauté politique française.

Gabriel Attal, lui, défend clairement le projet. Pour le candidat de Renaissance, "reconnaître la singularité de la Corse, ce n'est pas affaiblir la République". Une position qui le rapproche notamment de Jean-Luc Mélenchon.

Le statut de l'île pourrait donc devenir un marqueur politique important de la prochaine campagne présidentielle, avec des candidats qui divergent profondément sur la manière de concilier les spécificités corses et l'indivisibilité de la République.