La justice a ouvert la voie à une possible candidature de Marine Le Pen à la présidentielle tout en lui imposant un bracelet électronique. Une décision qui la place face à un dilemme, alors qu'elle affirmait jusqu'ici qu'une campagne ne pouvait pas se mener sous cette contrainte.
Éligible, mais avec un bracelet électronique. La justice a ouvert mardi la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen mais, en entravant sa liberté de mouvement, elle rend sa décision particulièrement difficile. Il y a quelques jours sur LCI, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale affirmait qu'elle ne ferait pas campagne avec un bracelet électronique, une ligne rouge pour elle. Alors, une question se pose ce mardi soir : va-t-elle revoir sa position ?
"On ne peut pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet"
Depuis des mois, Marine Le Pen pose une condition à sa candidature : pouvoir faire campagne librement. "Si je peux être candidate, je serai candidate. Pour peu que je puisse faire campagne. Je pense que quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements et ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un bracelet électronique. Donc je pense que les magistrats sont bien conscients, si vous voulez, qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet", avait-elle souligné.
Pour Marine Le Pen, une campagne ne se mène donc pas avec un bracelet électronique. Meetings, marchés, déplacements de dernière minute : elle estime qu'un candidat ne peut pas dépendre d'un juge de l'application des peines pour obtenir l'autorisation de se déplacer. Une position qu'elle répète sans varier depuis le mois de février.
Va-t-elle maintenir cette ligne alors même que la décision de la cour d'appel la place en capacité de se présenter ? Décidera-t-elle aussi de se pourvoir en cassation pour contester sa condamnation ? Marine Le Pen devrait répondre à toutes ces questions dans la soirée.