La cour d'appel de Paris a condamné ce mardi Marine Le Pen à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis. Pourtant, la cheffe de file du RN peut tout de même, si elle le souhaite, se présenter à l'élection présidentielle et potentiellement succéder à Emmanuel Macron. Pourquoi ? Europe 1 fait le point.
La décision est tombée, Marine Le Pen est techniquement éligible à l'élection présidentielle. Malgré la décision de la cour d'appel de Paris, la finaliste des deux dernières courses à l'Élysée peut se placer sur la ligne de départ pour 2027.
Ce mardi, les juges l'ont condamnée notamment à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du FN.
Une peine d'inéligibilité déjà effectuée
Marine Le Pen écope aussi de 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis. Une peine drastiquement réduite par rapport à la première instance, où Marine Le Pen avait écopée de 5 ans d'inéligibilité.
Malgré tout, la cheffe de file du parti à la flamme peut, si elle le souhaite, tenter de succéder à Emmanuel Macron à l'Elysée. Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen a déjà effectué sa peine d'inéligibilité, qui a commencé au sortir du jugement en première instance, en mars 2025.
Faire campagne sous bracelet électronique ?
Reste tout de même un dernier obstacle, le bracelet électronique. En février dernier, Marine Le Pen déclarait à BFMTV : "Si la cour suit le tribunal qui m’a condamnée au port d’un bracelet électronique, je ne pourrai pas faire campagne."
Quoi qu'il arrive le 7 juillet, je continuerai à mener ce combat pour la France, et qui reste le combat de ma vie.
Et si je ne peux pas être candidate, je serai une militante. Et je trouve que c'est déjà une grande chance de pouvoir se battre pour ses idées. pic.twitter.com/m3Jq0XPOfl— Marine Le Pen (@MLP_officiel) July 1, 2026
Plus récemment, elle a réaffirmé sa position sur LCI : "S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible [...] Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements."
Le choix appartient donc à Marine Le Pen, puisqu'elle n'est techniquement pas empêchée de se présenter. D'autant que sa peine au port d'un bracelet électronique peut être réduite. La finaliste des deux dernières présidentielles peut en effet demander au juge d'application des peines (JAP) de réduire le temps qu'elle doit passer avec un bracelet électronique à la cheville. Un crédit de peine sous condition qui peut atteindre 6 mois dans le meilleur des cas.