La "maison commune" soutien d'Emmanuel Macron, a pendu sa crémaillère à la maison de la Mutualité à Paris 1:32
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Jacques Serais, édité par Julien Holtzer avec AFP , modifié à
Après plus de deux ans de négociations, la majorité accouche de sa "maison commune" appelée "Ensemble Citoyens !". Elle abrite toutes les tendances autour d'Emmanuel Macron. Selon Richard Ferrand, le président de l'Assemblée Nationale, ce n'est "pas un parti, pas même un mouvement, mais une association politique".

Il y a un nouveau nom auquel il va falloir s'habituer : "Ensemble Citoyens !". Après plus de deux ans de négociations, et sans avoir réglé toutes les questions sur sa forme, la majorité accouche lundi de sa "maison commune", qui abrite toutes les tendances autour d'Emmanuel Macron. Avec, en ligne de mire, la prochaine élection présidentielle. Réunis ce soir, tous ses soutiens sont présents à la maison de la Mutualité à Paris.

Le lieu est hautement symbolique puisque c'est à ce même endroit qu'Emmanuel Macron avait tenu son premier meeting de campagne pour conquérir l'Élysée il y a cinq ans. Le Président n'est pas présent puisqu'il ne s'est pas encore déclaré officiellement candidat. Pourtant, c'est bien pour sa réélection, avec près de 1.500 personnes attendues, que sa propre majorité s'organise. Mais nul doute qu'il suit de très près ce qui se joue ce soir.

 

"Ensemble Citoyens !", une association politique

Dans la salle, les drapeaux tricolores et européens et européens pour fêter une naissance, celle de la maison commune baptisée "Ensemble Citoyens !". Selon Richard Ferrand, le président de l'Assemblée Nationale, ce n'est "pas un parti, pas même un mouvement, mais une association politique". Une association, donc, qui regroupe "La République En Marche", le "MoDem" de François Bayrou, le centre droit d'"Agir Horizon", le nouveau parti de l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, mais aussi l'aile gauche de cette majorité, "Territoire" d'Olivier Dussopt.

Les législatives de 2022 comme principal objectif

Autant de mouvements de partis rassemblés, donc, désormais sous une même bannière pour préparer les futures élections législatives et surtout, dans un premier temps, faire bloc derrière Emmanuel Macron. Au-delà, il s'agit aussi de préparer l'après-Macron en "consolidant le pôle central", dixit Marc Fesneau, le Ministre chargé des Relations avec le Parlement français, de peur qu'il ne s'égaye dans la nature une fois l'actuel président mis hors-jeu, en 2022 ou 2027. Un comité exécutif d'une vingtaine de membres, puis un comité stratégique, devraient aussi voir le jour. Mais l'objectif est aussi de ne pas dessiner une structure figée, la majorité espérant encore s'ouvrir à droite et à gauche.