Macron à une retraitée : "On ne se rend pas compte de la chance qu'on a"

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Lors de son déplacement à Colombey jeudi, Emmanuel Macron a été interpellé par une retraitée.
Lors de son déplacement à Colombey jeudi, Emmanuel Macron a été interpellé par une retraitée. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Lors d'un déplacement à Colombey-les-Deux-Eglises jeudi, Emmanuel Macron a partagé avec une retraitée un conseil du général de Gaulle : "la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre". 
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Emmanuel Macron a estimé jeudi, en rencontrant des habitants à Colombey-les-Deux-Eglises, dans la Haute-Marne, que la France se porterait "autrement" si les Français se plaignaient moins et réalisaient leur chance de vivre dans ce pays.

"On ne se rend pas compte de la chance qu'on a". À une retraitée qui se plaignait de sa faible pension, le président a répondu : "Le petit-fils du général (de Gaulle) m'a dit tout à l'heure" que la règle devant son grand-père était : "'Vous pouvez parler très librement; la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre'". "Je trouve que c'est une bonne pratique qu'avait le général. Le pays se tiendrait autrement s'il était comme ça", a-t-il ajouté. "On ne se rend pas compte de la chance immense qu'on a. On vit de plus en plus vieux dans notre pays en bonne santé", a poursuivi Emmanuel Macron en discutant d'un ton courtois avec des habitants, qui se pressaient contre les barrières.

Macron interpellé par des retraités. S'adressant à cette même retraitée, il a ajouté : "Je me bats pour que votre petit-fils puisse avoir une retraite. Mais c'est pour cette raison que je ne peux pas vous dire : 'Je vais donner ça'. (...) Il faut des gens pour produire avant de redistribuer". Lors de ses bains de foule en France, Emmanuel Macron est fréquemment interpellé par des retraités qui se plaignent de la baisse de leur pension en raison, entre autres, du paiement de la CSG décidé par le gouvernement en début d'année.