Pactes financiers : les grandes villes prêtes à s'engager avec l'État

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Pour le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, la quasi-totalité de France Urbaine va s'engager dans les pactes financiers avec l'État.
Pour le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, la quasi-totalité de France Urbaine va s'engager dans les pactes financiers avec l'État. © ERIC CABANIS / AFP
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L'objectif de l'exécutif est de limiter la hausse des dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales à hauteur de 1,2% par an.

La plupart des 103 grandes villes et métropoles membres de France Urbaine a décidé de s'engager dans les pactes financiers avec l'État proposés par le gouvernement, a indiqué mardi le président de l'association, Jean-Luc Moudenc.

"Le choix du dialogue". "Nous sommes presque la totalité de l'association à nous engager dans cette voie", a-t-il déclaré au cours d'un point de presse, invitant néanmoins à faire preuve de vigilance. "France Urbaine a toujours fait le choix du dialogue. C'était le cas hier lors des pactes État-Métropole avec le gouvernement de Manuel Valls, puis de Bernard Cazeneuve. C'est le cas aujourd'hui avec les contrats financiers et le Pacte de Dijon", a fait valoir Jean-Luc Moudenc, maire Les Républicains de Toulouse et président de Toulouse métropole.

Les contrats par lesquels les signataires s'engagent à limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an s'adressent aux 322 plus grandes collectivités de France : régions, départements, grandes villes et métropoles. Ces dernières ont jusqu'au 30 juin pour s'engager ou non avec l'État, pour une durée de trois ans.

Les associations d'élus locaux plus critiques. Lors de la signature le 7 juin de ce pacte financier entre l'État et Toulouse métropole, Matignon avait indiqué que "plus de la moitié" des collectivités concernées s'étaient alors engagées à signer un tel contrat. Les principales associations d'élus locaux - Régions de France, ADF (départements), AMF (maires de France) - sont en revanche très critiques sur ce dispositif qui va selon elles à l'encontre du principe de libre administration des collectivités. Mais nombre de leurs membres entendent également s'engager avec l'État.