Olivier Faure : "notre rassemblement n'est pas une option, il est impératif"

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"Notre parti est riche de sa diversité" souligne Olivier Faure.
"Notre parti est riche de sa diversité" souligne Olivier Faure. © JOEL SAGET / AFP
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Le prochain Premier secrétaire du PS souhaite le rassemblement du parti mais récuse toute "synthèse molle". 

Le prochain Premier secrétaire du PS souhaite imprimer sa marque. Olivier Faure, qui deviendra officiellement Premier secrétaire du Parti socialiste le 7 avril, a souligné vendredi "l'impérati(ve)" nécessité du rassemblement pour les socialistes, récusant que ce dernier aboutisse forcément à une "synthèse molle" ou à la cacophonie. "Nous devons maintenant regagner la confiance de nos concitoyens en prouvant que nous avons changé. (...) Le premier de ces changements doit être notre capacité à dépasser les vieux clivages, à offrir aux Français une vision nouvelle de ce que la gauche peut apporter aux pays. Notre rassemblement n'est pas une option, il est un impératif", a affirmé le député de Seine-et-Marne lors d'un point presse à Solférino.

"Redevenir premier parti de gauche". "Je serai (..) le Premier secrétaire de tous les socialistes. Notre parti est riche de sa diversité. Cette diversité (...) est un atout, pour redevenir demain le premier parti de la gauche. Elle doit être respectée et valorisée dans notre maison commune", a-t-il poursuivi, en promettant d'associer les autres candidats aux décisions du PS. "Notre difficulté ce n'est pas d'être divers, c'est de ne plus respecter nos choix collectifs, c'est très différent", a-t-il souligné, dans une allusion à la "fronde" qui a déchiré le PS durant le quinquennat.

"Pas tirer vers la synthèse molle". "Pourquoi est-ce que je suis aujourd'hui Premier secrétaire finalement ? Je le suis parce que j'ai été élu président de groupe il y a un an. Et pourquoi j'ai été élu président de groupe ? Parce que chacun avait compris que je pouvais être celui qui pouvais faire dialoguer des forces différentes et non pas les tirer vers la synthèse molle (...) Quand sur la déchéance (de nationalité) ou la loi travail j'ai proposé des solutions, c'était une façon de faire en sorte que nous puissions tous ensemble avancer sans nous renier les un ou les autres", a souligné le député. "Et c'est ce qu'il faut faire, ne jamais nous renier, ne jamais trahir non plus. Etre cette force qui va et cette force qui va ensemble. J'y crois, autrement je ne serais pas candidat à cette fonction. Si je pensais que j'étais simplement là pour garder un troupeau turbulent, j'aurais fait autre chose", a-t-il conclu.