Emmanuel Macron remporte une première bataille autour des vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris. La justice a refusé ce mardi de suspendre le remplacement de six vitraux du XIXe siècle par des créations contemporaines voulues par le chef de l'État après l'incendie de 2019.
Le président de la République obtient un premier feu vert judiciaire dans le dossier sensible des vitraux de la cathédrale Notre-Dame. Le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension déposée par deux associations de défense du patrimoine.
La polémique est loin d'être terminée
Concrètement, six vitraux réalisés au XIXe siècle dans le cadre de la restauration menée par Eugène Viollet-le-Duc pourront être déposés puis remplacés par des créations contemporaines, signées Claire Tabouret.
Le juge des référés estime que les travaux ne présentent pas, à ce stade, de caractère irréversible et qu'il n'y a donc pas d'urgence à suspendre le chantier. Pour autant, la polémique est loin d'être terminée.
Car ces vitraux n'ont pas été endommagés par l'incendie de 2019. Depuis l'annonce du projet par Emmanuel Macron, à la fin de l'année 2023, les défenseurs du patrimoine dénoncent une remise en cause de l'œuvre de Viollet-le-Duc.
Ils accusent le palais de l'Élysée de vouloir laisser une empreinte contemporaine dans la cathédrale. Les nouveaux vitraux doivent être installés entre les mois de juin et octobres prochains.