Face à l'entrée massive de migrants à Ceuta, la France renforce les contrôles à la frontière avec l'Espagne. Emmanuel Macron a ordonné le déploiement de la Force Frontière d'intervention rapide, un dispositif créé en 2023 pour coordonner policiers, gendarmes, douaniers et militaires.
Des images impressionnantes. Des dizaines de milliers de migrants, en provenance du Maroc, sont entrés illégalement en Espagne. Au moins 60.000 clandestins ont pénétré dans l’enclave de Ceuta. Une situation chaotique qui a donné lieu à des scènes d’affrontements avec la police locale, mais aussi à de nombreux pillages.
Face à cette invasion migratoire massive, la France renforce ses frontières. Emmanuel Macron a demandé de "prendre toutes les dispositions pour renforcer les contrôles à la frontière franco-espagnole". La Force Frontière d’intervention rapide va être déployée. Mais concrètement, en quoi consiste-t-elle ?
Il s’agit d’un dispositif permettant de constituer en urgence un état-major national avec le déploiement rapide de renforts sécuritaires au niveau de la frontière. Des policiers vont ainsi être mobilisés sur place, comme l’explique Laurent Vitiello, délégué départemental du syndicat Alliance.
"Nous avions une compagnie de CRS qui était en sécurisation sur la voie publique de la côte basque, qui va être envoyée en zone frontalière, des motards CRS aussi", précise-t-il.
Trois objectifs
Des gendarmes, ou encore des douaniers, et même l’armée ainsi que l'opération Sentinelle vont aussi être mobilisés si besoin. Au total, ce sont des centaines de forces de l’ordre qui sont concernées.
Ce dispositif permet de coordonner toutes ces unités déployées à la frontière avec trois objectifs : renforcer le contrôle des frontières, lutter contre l'immigration clandestine et lutter contre la fraude documentaire.
Un dispositif exceptionnel créé en 2023 par le gouvernement d'Élisabeth Borne. Ce dernier a déjà été expérimenté, notamment à Menton, à la frontière franco-italienne. Plus récemment, il avait été activé lors du G7 à Évian, en Savoie, en juin dernier. Là aussi, l’objectif était de coordonner toutes les forces de sécurité mobilisées dans la région.