Nicolas Bay (RN) : "Les blocages qui pourrissent la vie des Français sont archaïques et inefficaces"

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L’eurodéputé RN Nicolas Bay, invité mercredi soir sur Europe 1, a fustigé les "blocages" contre la réforme des retraites, qui selon lui "pourrissent la vie des Français" et "sont archaïques et inefficaces".
INTERVIEW

Si le Rassemblement national se positionne contre la réforme des retraites, Nicolas Bay déplore de son côté les "blocages" d'une partie des grévistes. "Nous sommes totalement opposés à la réforme des retraites. Mais la grève et plus encore, les blocages, ne sont pas les meilleurs moyens de mobiliser les Français. Il y aurait d’autres moyens un peu plus modernes, un peu moins archaïques d’agir. Les blocages qui pourrissent la vie des Français sont archaïques et inefficaces, et ça rend service à Macron", a jugé l'eurodéputé RN, mercredi soir sur Europe 1. 

"Je dis qu’il faut combattre politiquement sur le terrain, et manifester. Mais avoir des organisations syndicales peu représentatives qui suscitent la défiance des Français, qu’on érige comme interlocuteurs principaux du gouvernement, c’est l’intérêt du gouvernement", a poursuivi Nicolas Bay. 

"On n'y comprend plus rien"

L'eurodéputé a ensuite critiqué les négociations sur la réforme, estimant "qu'on n'y comprend plus rien". "On n’y comprend plus rien. A mesure des négociations on ne comprend plus ce qu’il y a dans cette réforme. Emmanuel Macron a essayé de focaliser le débat sur les régimes spéciaux, mais l’essentiel n’est pas là. Le vrai enjeu est un passage à un système par points, qui permettra ensuite de diminuer le niveau des pensions. C’est là-dessus qu’il faut se battre", assure Nicolas Bay, avant de cibler le projet lui-même. 

"Si on veut avoir un système de répartition dans la durée, la natalité et l’emploi sont les leviers principaux. Si on veut maintenir un haut niveau de cotisation, avec une baisse de pensions, et une hausse de la durée de cotisation, on ne réglera rien. Certains vont réussir à préserver des régimes spéciaux, mais les grandes victimes vont être les Français du milieu, le salarié du privé qui n’est pas assez pauvre pour toucher les minimas sociaux ou pas assez riche pour se constituer un patrimoine", estime l'eurodéputé.