Natacha Bouchart (LR) : "On n’a pas besoin d’être d’extrême droite pour défendre les gens"

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Natacha Bouchart 8:57
Natacha Bouchart est maire de Calais, depuis 2018. © BENOIT TESSIER / POOL / AFP
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A deux jours des élections départementales et régionales, Natacha Bouchart, maire Les Républicains de Calais et candidate aux côtés de Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, était l’invitée d’Europe 1 vendredi soir. Elle a défendu le bilan du président sortant et s’en est pris au Rassemblement national.
INTERVIEW

A deux jours du scrutin, Xavier Bertrand est en tête des sondages pour être réélu à la tête de la région Hauts-de-France, avec quelques points d’avance sur Sébastien Chenu, candidat du Rassemblement national. Dans le nord de la France, la victoire se jouera entre ces deux candidats. "Nous sommes les seuls, la seule liste qui peut empêcher le Front national de diriger cette région, tout le monde sait bien que ce sera nous ou eux", disait Xavier Bertrand jeudi.

A la question "pensez-vous être la seule liste à pouvoir empêcher le RN ?", Natacha Bouchart, maire Les Républicains de Calais et candidate aux côtés de Xavier Bertrand, a répondu sans hésiter "oui, c’est une évidence !" "Nous l’avons prouvé en tant qu’élus locaux. A Calais, le Front national stigmatise toutes les problématiques, comme les migrants et la sécurité. Aux municipales, le Front national a atteint 17% et je suis repassée pour un troisième mandat au premier tour. Cela prouve qu’on n’a pas besoin d’être d’extrême droite pour avoir des réponses pragmatiques et défendre les gens sans tomber dans l’extrême et ses dérives", a-t-elle appuyé vendredi soir sur Europe 1.

"Le bilan économique est très positif"

Natacha Bouchart, qui est aussi tête de liste dans le Pas-de-Calais, a également voulu défendre le bilan de Xavier Bertrand. Dans la région des Hauts-de-France, le taux de chômage atteint 10,4%, et même 25,6% chez les jeunes. "Le taux a largement diminué depuis 2015. Nous sommes sur la bonne voie de la création d’emplois. Nous nous sommes battus pour ne pas perdre de grandes entreprises, pour sauver des emplois et en créer de nouveaux. Ce bilan économique, en termes d’emplois, est très positif", a-t-elle plaidé.

Dans les Hauts-de-France, près d’une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, faisant de ce territoire la deuxième région métropolitaine la plus pauvre, après la Corse. "Nous allons continuer à travailler sur les solidarités, même s’il ne s’agit pas de la compétence première de la région. Nous accompagnons celles et ceux qui en ont besoin, les travailleurs qui ont des faibles revenus. Nous allons proposer de prendre en charge une partie de la mutuelle de nos jeunes et des retraités qui ont des minima sociaux qui ne leur permettent pas d’accéder à la CMU. Quand vous avez le minimum vieillesse à 850 euros, supporter une mutuelle à 100 ou 150 euros, c’est insupportable", a continué la maire de Calais.

Les premiers et deuxièmes tours des élections départementales et régionales auront lieu les 20 et 27 juin. Un taux d’abstention record autour de 60% est attendu.  

Europe 1
Par Léa Leostic