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Municipales 2026 : Macron dément être intervenu en faveur du retrait de Knafo et dénonce «un mensonge indigne» de Grégoire

[AFP]

Emmanuel Macron n’est pas intervenu pour favoriser le retrait de Sarah Knafo à Paris au profit de Rachida Dati, a-t-il assuré, rejetant des accusations portées par Emmanuel Grégoire. Le candidat de la gauche a mis en cause une implication directe du chef de l’État dans la campagne municipale parisienne ce jeudi matin.

Emmanuel Macron "n'est pas intervenu pour le retrait de la candidate d'extrême droite" Sarah Knafo au bénéfice de Rachida Dati à Paris, a assuré ce jeudi dans la matinée le président de la République. L'entourage du chef de l'État a dénoncé "un mensonge indigne et calomnieux" du socialiste Emmanuel Grégoire.

Une accusation d'Emmanuel Grégoire

Le candidat de la gauche hors LFI a accusé jeudi matin sur franceinfo Emmanuel Macron, qui soutient la candidate de la droite et du centre, d'être "personnellement intervenu (...) à différents niveaux pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafo auprès d'intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête!"

"Compte tenu de la situation" internationale et économique, "que le président de la République ait du temps à perdre à s'occuper de ce type de sujet est un peu incongru au regard de la charge qui est la sienne", a ajouté Emmanuel Grégoire, accusant Emmanuel Macron de "porter une responsabilité immense dans l'effondrement moral et politique du pays".

"Les accusations graves portées par Emmanuel Grégoire sont totalement fausses. En aucune façon, le président de la République n'est intervenu pour le retrait de la candidate d'extrême-droite à Paris. La fébrilité ne saurait justifier un tel dérapage, mensonge indigne et calomnieux qui ne grandit pas son auteur", a répondu l'entourage de Emmanuel Macron.

Sarah Knafo a pris la parole

De son côté, le chef de l'État s'est défendu lors de son arrivée ce jeudi dans la matinée à Bruxelles pour le Conseil européen : "Ces propos n'ont aucun sens. Ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça à l'emporte-pièce. Je ne connais pas Madame Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans les élections municipales. La discussion que nous sommes en train d'avoir montre que j'ai largement autre chose à faire."

Une accusation également démentie par Sarah Knafo sur ses réseaux sociaux. "Emmanuel Macron n’arrive même plus à se faire respecter de ses propres alliés, mais il va avoir une influence sur ses opposants ? Soyons sérieux", a écrit l'eurodéputée.

Une polémique par laquelle l'ancienne adjointe Anne Hidalgo, en balotage défavorable, espère néanmoins récupérer des voix du centre et éventuellement de la droite à trois jours du second tour.