Le premier tour des municipales confirme l’ancrage local de la droite, largement en tête dans les villes moyennes. Mais dans les grandes métropoles, les résultats restent contrastés, sur fond d’abstention record atteignant 44%.
Le premier tour des élections municipales a livré ses premières leçons politiques. Plus de 93% des communes ont déjà élu leur maire, évitant un second tour dimanche prochain. Un contexte marqué par une abstention record de 44%, l’un des faits marquants du scrutin. Du côté des partis, Les Républicains ont confirmé leur implantation locale.
Le parti a revendiqué la première place dans près de deux tiers des communes de plus de 9.000 habitants et a annoncé avoir remporté dès le premier tour la victoire dans 417 villes. Plusieurs figures de la droite ont ainsi été reconduites largement, à l’image de Jean-François Copé réélu à Meaux ou de David Lisnard, reconduit triomphalement à Cannes avec plus de 81% des suffrages.
À Paris, Lyon et Marseille, la droite n'a pas eu les résultats escomptés
Dans d’autres villes, la dynamique pourrait encore profiter à la droite lors du second tour. À Besançon, Ludovic Fagaut arrive en tête avec plus de 40% des voix, tout comme Alain Carignon à Grenoble. À Brest, le candidat soutenu par LR devance également le maire socialiste sortant, laissant entrevoir des basculements possibles. Mais l’élan espéré dans les grandes métropoles n’a pas eu lieu.
À Paris, Rachida Dati reste nettement distancée par le socialiste Emmanuel Grégoire. À Lyon, le candidat soutenu par la droite et le centre, Jean-Michel Aulas, est devancé par le maire écologiste sortant Grégory Doucet.
À Marseille enfin, Martine Vassal n’arrive qu’en troisième position. Ce scrutin confirme ainsi une tendance désormais installée : la droite conserve un ancrage territorial solide dans les villes moyennes, mais peine toujours à reconquérir les grandes métropoles, où la bataille du second tour s’annonce déterminante.