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Municipales 2026 : La France insoumise transforme l'essai, le camp présidentiel en pleine perdition

[Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le premier tour des élections municipales marque de grands changements dans le paysage politique. Le pari de La France insoumise s'est largement confirmé ce dimanche, au même titre que le Rassemblement national qui améliore encore son ancrage local. En revanche, le camp présidentiel a largement disparu. 

À un an de l'élection présidentielle, les élections municipales font office de répétitions générales. Aux côtés de la percée du Rassemblement national, notamment dans des grandes villes comme Marseille, Toulon ou Nîmes, la France insoumise remporte elle aussi des victoires, grâce à une stratégie gagnante. 

Ainsi, le pari du parti de Jean-Luc Mélenchon de présenter un candidat dans toutes les communes de plus de 100.000 habitants et dans 75% des villes de plus de 30.000, fonctionne. 

Les Républicains gardent leur ancrage locale

D'autant que l'objectif de Jean-Luc Mélenchon n'était pas d'avoir le plus grand nombre de maires, mais de conseillers municipaux et surtout d'imposer son parti au maximum au second tour

Un pari donc réussi, au grand désarroi du PS et des écolos, contraints de négocier avec les élus mélenchonistes pour survivre, quitte à revenir sur la promesse de la semaine dernière de ne jamais s'allier avec l'extrême gauche. 

Ailleurs, les Républicains gardent un ancrage local solide, avec plus de la moitié des communes de 9.000 habitants ayant élu dès le premier tour un maire LR. En revanche, le bloc central n'en mène pas large. Renaissance n'a jamais été un parti d'élus locaux. 

Effacement du camp présidentiel

Il faut dire que seules 24 têtes de liste étaient présentes dans les villes de plus de 30.000 habitants, soit cinq fois moins qu'il y a six ans. Et seuls cinq candidats étaient investis avec l'étiquette Renaissance dans les villes de plus de 100.000 habitants.

Alors, dans l'entre-deux-tours, le parti présidentiel ne joue presque aucun rôle de faiseur, n'impose aucune stratégie, ne bouscule aucune formation politique. Emmanuel Macron l'a d'ailleurs bien compris, puisqu'il ne s'est pas exprimé. Il est le grand absent qui voit plutôt d'un bon œil que l'échec soit attribué à Gabriel Attal, avec lequel les relations sont notoirement mauvaises.