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Moyen-Orient : Emmanuel Macron tente de peser en faveur d'un cessez-le-feu au Liban, sans succès

[Ludovic MARIN / AFP]

Malgré un cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, les bombardements se poursuit au Liban. Face à la situation, Emmanuel Macron souhaite étendre l'accord au Proche-Orient. Mais le chef de l'État se retrouve confronté à une réalité peu agréable, celle ou Paris ne décide presque rien.

C'est un cessez-le-feu qui ne s'applique pas au Liban. Mardi, les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé avoir trouvé un compromis et arrêter la guerre pendant au moins deux semaines. Une décision saluée par Israël, qui a assuré ne plus envoyer de missiles vers Téhéran, mais qui poursuit ses opérations militaires au Liban. 

Face à ce constat, Emmanuel Macron tente de maintenir une ligne : élargir la trêve et réaffirmer le rôle de la France. Mais face au réel, le président de la République Emmanuel Macron tente d’exister politiquement. Le chef de l'Etat pousse pour un cessez-le-feu élargi au pays du Cèdre. Il veut également relancer la coordination avec les États-Unis et surtout, il défend une ligne constante : renforcer l’armée libanaise… pour contenir le Hezbollah.

Mais très vite, des limites s’imposent…Sur le terrain, le rapport de force ne bouge pas. Le Hezbollah reste implanté et Israël impose son tempo. Et surtout, les décisions se prennent ailleurs.

Défendre une vision

À Washington d’abord, seul véritable levier pour peser dans la région. Sans alignement américain, la marge de manœuvre française est étroite. Résultat : Emmanuel Macron défend une vision, celle de rester une puissance d'équilibre au Moyen-Orient. 

Avec un objectif : un Liban stabilisé, souverain, désarmé des milices. Mais dans les faits, le chef de l’État accompagne plus qu’il n’influence. Le lien historique, presque affectif avec le Liban demeure, mais il révèle aussi ce que la France ne décide plus.