Il avait disparu depuis le début de la polémique sur la mort, à Lyon, de Quentin Deranque. Le député insoumis et fondateur de la Jeune Garde, Raphaël Arnault, est de retour à l’Assemblée nationale. Un retour savamment orchestré, puisqu’il s’est livré dans une interview au média Blast. Un entretien dans lequel il défend la Jeune Garde.
Tirer des leçons de l'affaire de la mort du jeune Quentin Deranque pour aller vers une lutte antifasciste "saine, juste et efficace" : voilà la priorité de Raphaël Arnault, comme il le dit lui-même dans cette interview où il sort du silence et confirme son retour.
"On s’est dit qu’il fallait que les antifascistes y soient"
"Le fait qu’aujourd’hui je décide de prendre la parole, c’est pour une raison évidente, c’est-à-dire de poursuivre mon mandat de député." L’élu, triplement fiché S et condamné pour violences volontaires, défend avec ferveur une Jeune Garde qu’il érige en service d’ordre d’utilité publique.
"On partait du principe qu’il fallait lutter contre l’extrême droite à tous les étages. Parce qu’on a vu des néo-nazis investir l’Assemblée nationale, des identitaires. On s’est dit qu’il fallait que les antifascistes y soient", affirme Raphaël Arnault.
Même discours dans la rue : "Lorsqu'ils mènent des attaques et des violences extrêmement dures dans la rue, il fallait être en capacité d'opposer une réponse à ça". D'un ton ému, le militant insoumis dresse un tableau noir de Lyon, dans lequel les antifas seraient le seul rempart à une extrême droite violente et des forces de l'ordre passives.
"Il y a des groupes qui, manifestement, vont s'affronter. Il y a de la violence qui se déchaîne. Il n'y a pas d'intervention policière. Moi, j'aurais bien aimé que ce soit différent. Tous ceux qui viennent nous donner des leçons dans leur salon institutionnel à Paris, qu’ils viennent sur le terrain."
Un retour sous le signe d’un plaidoyer pour la Jeune Garde, à deux jours de la contestation de sa dissolution devant le Conseil d’État. De son côté, Mathilde Panot s’est exprimée sur les réseaux sociaux et défend ce retour à l’Assemblée en ces termes : "Pleurez les fachos".