Meurtre de Sarah Halimi : "Le besoin de procès est là", estime Emmanuel Macron

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Devant la communauté française en Israël jeudi, le chef de l'État a évoqué le meurtre de Sarah Halimi, dont le suspect a été déclaré pénalement irresponsable.

Emmanuel Macron s'est engagé jeudi devant la communauté française en Israël à intensifier sa lutte contre "l'antisémitisme qui remonte". Et il a au passage évoqué le meurtre de Sarah Halimi, dont le suspect a été déclaré pénalement irresponsable

"L'antisémitisme n'est pas le problème des Juifs, c'est un combat pour la République", a lancé le président de la République, avant de se rendre à Yad Vashem pour la commémoration de la libération d'Auschwitz. Évoquant un sujet qui provoque "émoi et colère" dans la communauté juive, il est revenu sur la décision de la cour d'appel qui a déclaré en décembre pénalement irresponsable le suspect du meurtre de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en avril 2017. "Le besoin de procès est là", a-t-il réclamé. "Un pourvoi en cassation a été formulé et constitue une voie possible" car "il faut que tout ce qu'un procès comporte de réparation puisse se tenir", a souligné le président.

"Le combat contre l'antisémitisme est inséparable du combat contre le racisme"

"La justice française a reconnu le caractère antisémite de ce crime", ce que "personne ne peut remettre en cause", a-t-il rappelé. "Même si à la fin le juge décidait que la responsabilité pénale n'est pas là, le besoin de procès est là", a-t-il conclu, très applaudi par quelque 600 Français établis en Israël. Il s'est aussi engagé à renforcer la surveillance des lieux de culte juifs, à veiller à la dissolution d'associations antisémites et rappelé avoir décidé de créer une structure dédiée à la lutte contre les crimes de haine.

Le chef de l'État a enfin critiqué à mots couverts les manifestants qui avaient affublé des enfants d'une étoile jaune lors d'une "marche contre l'islamophobie" en novembre. "L'utilisation d'une étoile jaune n'a pas sa place, le combat contre l'antisémitisme est inséparable du combat contre le racisme", a-t-il dit.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP