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Manifestations du 17 octobre : Marine Le Pen accuse LFI, Jean-Luc Mélenchon critique la focalisation sur les violences

Manifestations du 17 octobre : Marine Le Pen accuse LFI, Jean-Luc Mélenchon critique la focalisation sur les violences [Kiran RIDLEY / AFP]

Des débordements ont éclaté dans différents cortèges partout en France. La classe politique a réagi à ses scènes. Marine Le Pen a dénoncé une "prise d'otage par l'extrême gauche des revendications sociales". De son côté, Jean-Luc Mélenchon critique la médiatisation des "images de violence". 

Marine Le Pen a dénoncé samedi "une prise d'otage par l'extrême gauche" des "revendications sociales légitimes" des manifestants, son adversaire Insoumis Jean-Luc Mélenchon critiquant la médiatisation des "images de violence" et soulignant le caractère majoritairement pacifique de la mobilisation.

"Les professionnels du chaos"

"Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence, en considérant l'ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos", a assuré sur X la candidate du RN à la présidentielle.

Le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, a, lui aussi, fustigé "les professionnels du chaos" et Éric Ciotti, allié du RN, dénoncé "le fascisme rouge" dans la rue aujourd'hui.

"Revoir" la doctrine du maintien de l'ordre

De l'autre côté du spectre politique, Jean-Luc Mélenchon, qu'un récent sondage donne une nouvelle fois au second tour face à Marine Le Pen, a fustigé les images de violences diffusées en continu sur les chaînes d'information.

"Pendant que les chaînes d'info inondent d'images de violence dans des dizaines de villes, tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés", a déclaré sur X le fondateur de LFI, qui soutient depuis le début de mouvement lycéen et est accusé par ses opposants d'avoir attisé la colère.

La patronne des Écologistes Marine Tondelier, présente dans le cortège parisien, a pour sa part appelé le gouvernement à "revoir" sa doctrine du maintien de l'ordre qui, à ses yeux, met en danger "manifestants et policiers".

"Quand on n'appelle pas les forces de l'ordre à la retenue, quand on les appelle même plutôt implicitement à l'inverse, on produit une flambée de tensions", a ajouté la cheffe de file des Verts, elle aussi candidate à l'Elysée. "Les appels au calme, c'est du gouvernement qu'ils doivent venir".