Macron en Martinique : "J'ai dans le ventre l'impatience de 66 millions de Français"

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Au premier jour d'un déplacement aux Antilles, le chef de l'État est allé au contact des habitants de Saint-Pierre, au nord de la Martinique.
Au premier jour d'un déplacement aux Antilles, le chef de l'État est allé au contact des habitants de Saint-Pierre, au nord de la Martinique. © Thomas SAMSON / AFP / POOL
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Interrogé sur sa rentrée compliquée, le chef de l'État a assuré à la presse, jeudi, au premier jour d'un déplacement aux Antilles, vouloir "aller encore plus vite et encore plus loin".

"J'ai dans le ventre l'impatience de 66 millions de Français", a déclaré Emmanuel Macron, lors d'une rencontre avec la foule à Saint-Pierre, au nord de la Martinique, où il est arrivé mercredi soir.

"Je veux qu'on aille encore plus vite et plus loin". Interrogé par la presse sur sa rentrée difficile alors qu'il rencontrait quelques dizaines d'habitants rassemblés dans la rue principale de Saint-Pierre, le chef de l'État a assuré : "Je veux qu'on aille encore plus vite et plus loin, c'est pour cela que je me bats tous les jours sans relâche".

"Je ne me cache pas". Interpellé par la population sur le coût des lunettes, le pouvoir d'achat ou les attentes de la jeunesse, il a pris le temps d'évoquer sa politique du zéro reste à charge, a défendu une meilleure orientation pour les étudiants et la suppression de la cotisation pour la Sécurité sociale étudiante.  Interrogé sur un été "catastrophique" pour son image, il a répondu : "Pas pour moi. Tout va bien". "On a besoin d'être au contact, d'être naturel. Je vais continuer à l'être et à répondre aux gens de manière très directe, comme vous me voyez faire là. Je ne me cache pas", a-t-il ajouté.

 

Petit tacle à la presse. Emmanuel Macron a par ailleurs critiqué à demi mot la presse : "Parfois on sort de son contexte une phrase, un mot. Cela crée une forme de distance. Si j'étais quelqu'un qui avait de la distance, je ne répondrais pas aux gens, je ferais ce qu'on a fait jusqu'ici tant de fois : 'Bonjour, vous allez bien ?'". "Moi, je prends le temps d'aller au contact, d'expliquer ce qu'on fait, parce que c'est moins facile, mais c'est la clé d'une transformation", a-t-il ajouté.