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Lyon : LFI rejoint la liste Doucet, Aulas dénonce un accord «honteux»

[Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

 

A Lyon, LFI a rejoint lundi les listes de Grégory Doucet en vue du second tour des municipales, un apport indispensable au maire écologiste pour espérer battre Jean-Michel Aulas qui dénonce un accord "honteux".

Un "accord technique"

"Le rassemblement autour de Grégory Doucet s'élargit. En responsabilité, les listes de La France insoumise ont, comme ailleurs, rejoint cette dynamique", a annoncé la liste du maire dans un communiqué.

Il s'agit d'un "accord technique", sans modification du programme ni de promesse de sièges dans l'exécutif en cas de victoire, a fait savoir son entourage à l'AFP. Grégory Doucet a viré en tête dimanche avec 37,36% des suffrages, devant son grand rival, l'ancien patron de l'Olympique lyonnais, qui a obtenu 36,78%, et la députée LFI Anaïs Belouassa-Cherifi, troisième avec 10,41% des voix.

Une alliance de la honte pour Jean-Michel Aulas

De son côté Jean-Michel Aulas, après avoir qualifié dès dimanche un éventuel accord entre le maire sortant et LFI d'"alliance de la honte", a insisté à nouveau lundi sur un accord "honteux".

Cette alliance devrait être son principal angle d'attaque pour tenter d'affaiblir son rival d'ici le second tour. Elle sera aussi une justification pour refuser de participer à un débat télévisé programmé mercredi sur France TV et France 3 avec Grégory Doucet, après avoir été très à la peine lors de celui du premier tour avec les principaux candidats.

"Si vous voulez débattre devant les Lyonnais, alors renoncez à cette trahison" de l'alliance avec LFI, a-t-il déclaré à l'endroit du maire dans une tribune publiée par le site d'actualités Actu Lyon.

Dimanche soir, l'emblématique ancien président de l'OL mais novice en politique est apparu un peu groggy à l'annonce de son score, admettant qu'un "certain nombre de sondages étaient probablement trop optimistes", avec jusqu'à 20 points d'avance au départ sur le maire, avant de se réduire.

Lundi, il a affiché son optimiste et jugé "formidable" d'être "passé de zéro à presque 37%" de suffrages. "Il y a six mois, nous n'étions même pas engagés en politique", a relevé celui qui se présente sans étiquette et a réussi à unir derrière lui macronistes, LR et MoDem.