Après avoir rejeté l'article sur la création d'une aide médicale à mourir mercredi dernier, les sénateurs poursuivent les débats autour du texte sur la fin de vie. Alors que la proposition de loi est largement vidée de sa substance et qu'un vote solennel devrait se tenir ce mardi, les discussions devraient dorénavant être plus apaisées.
Près d'une semaine après avoir vidé le texte de sa substance, les sénateurs reprennent les débats sur la proposition de loi liée à la fin de vie. Alors qu'ils ont rejeté en bloc l'article visant à légaliser toute aide à mourir active, que ce soit par euthanasie ou suicide assisté, les élus reprennent les débats sur une partie bien moins clivante : le développement des soins palliatifs.
"Ni atténuer, ni différer la venue du décès"
Dans un hémicycle quasiment vide, les sénateurs débattent sur un meilleur accès aux soins palliatifs et sur la définition précise de ces dits soins. "Nous arrivons enfin au débat par lequel nous aurions dû commencer", tempête Emmanuel Capus.
Et pour cause, le texte comprend "le soulagement de la souffrance", "l'accompagnement des familles" et "l'accompagnement jusqu'à la fin de vie. Donc c'est beaucoup plus global".
"Des soins qui ne visent ni à atténuer, ni à différer la venue du décès", selon la définition voulue par les sénateurs. Cependant, si ce texte bien plus consensuel devrait emporter l'adhésion d'une large majorité de l'hémicycle, plusieurs sénateurs s'inquiètent de son financement.
Un manque de moyens ?
Effectivement, malgré les 100 millions d'euros d'investissements déjà sanctuarisés par le gouvernement pour 2026, les sénateurs réclament la création de maisons d'accompagnement et de soins palliatifs. L'objectif de ces lieux étant d'établir un lieu intermédiaire entre la maison et l'hôpital.
La prochaine étape se tiendra mercredi, lors du vote prévu sur ce texte lié aux soins palliatifs mais également sur le texte sur la fin de vie. Alors que ce dernier comprenait jusque-là, la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, il est devenu une simple loi d'accompagnement.