Le "déchirement" d’Agnès Buzyn au moment de quitter le ministère de la Santé

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Agnès Buzyn et Olivier Véran 2000*1000 2:11
Agnès Buzyn a officiellement quitté lundi le ministère de la Santé, cédant la place à Olivier Véran. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Lors de la passation de pouvoir avec Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui remplace désormais Benjamin Griveaux pour les municipales à Paris, s’est montrée particulièrement émue au moment de faire ses adieux à ses collaborateurs.

C’est en larmes qu'Agnès Buzyn a quitté le ministère de la Santé lundi. Celle qui depuis dimanche remplace Benjamin Griveaux en tant que tête de liste LREM aux municipales à Paris, n'a pas pu retenir son émotion lors de la passation de pouvoir avec son successeur, le député Olivier Véran.

Dans le hall du ministère de la Santé, face à la presse et à ses désormais anciens collaborateurs, Agnès Buzyn a été longuement applaudie. Dans son discours, d’une dizaine de minutes, la voix s’est souvent faite ténue, étranglée par les sanglots. "C’est avec une grande émotion que je quitte le ministre des Solidarités et de la Santé. Quitter ce ministère est un déchirement. [...] À tous ceux qui travaillent dans ce très beau ministère, je veux, du fond du cœur, vous dire merci. À chaque instant, dans les moments difficiles, j’ai pu compter sur votre très haut niveau de compétence", a-t-elle déclaré.

Une campagne sur les chapeaux de roue

L’ex-ministre s’est aussi adressée à son successeur Olivier Véran, qu’elle tutoie. Il s’agit d’un confrère qu’elle connait bien, et en qui elle a une confiance absolue. Le nouveau ministre de la Santé a montré qu’il voulait très vite se mettre au travail, notamment face à la crise du coronavirus. Il a également salué le bilan d’Agnès Buzyn. "Nul ne peut prédire l’histoire, mais elle retiendra que c’est vous, Agnès Buzyn, qui a amorcé un changement sans précédent [dans ce ministère], alors que notre pays traversait une crise sociale inédite."

Agnès Buzyn a ensuite quitté l'avenue Duquesne, saluant une dernière fois ses collaborateurs, les serrant parfois dans les bras, avant de glisser : "Il me reste 15 minutes pour me remettre de mes émotions et filer à mon QG de campagne !"

Europe 1
Par Hélène Terzian, édité par Romain David