Le texte sur le travail de certains salariés le 1er-Mai a été rejeté à l’Assemblée nationale à la demande même des macronistes, une manœuvre destinée à accélérer son adoption. La gauche dénonce une procédure contestable et prévoit déjà de saisir le Conseil constitutionnel.
Le 1er-Mai s’invite dans le débat politique. Les députés ont rejeté vendredi le texte autorisant le travail de certains salariés le 1er-Mai, mais à la demande des macronistes pour contourner "l’obstruction" de la gauche et accélérer son parcours législatif.
Le texte est donc renvoyé immédiatement devant une commission mixte paritaire (CMP) députés-sénateurs, qui pourrait avoir lieu mardi à 16h30 selon une source gouvernementale, avant un dernier vote dans chaque chambre. Insoumis, socialistes et écologistes ont dit leur intention de saisir le Conseil constitutionnel contre le texte lorsqu'il sera définitivement adopté.
"Des gens qui ne peuvent que militer"
"Les mêmes qui veulent empêcher les gens de travailler le 1er-Mai, et notamment les élus LFIstes, sont quand même les mêmes avec leur maire aujourd'hui, qui s'augmentent sans vergogne, et ça ne pose pas de problème", s’insurge Christophe Bordet.
Pour Pascal Praud, "ce sont des gens qui ne peuvent que militer, ils n'ont pas un goût du travail". "Dans la société, je pense qu'ils sont en difficulté quand il s'agit de travailler. Donc ce sont des militants qui rêvent d'une autre société, d'une autre nomenclature, dans laquelle ils auraient de meilleurs postes. Parce que dans cette société du capitalisme, qui est une société de la compétition, ce ne sont pas les meilleurs", juge-t-il.