La proposition de loi sur la fin de vie est examinée depuis ce mardi après-midi au Sénat. Ce texte prévoit notamment la légalisation d'une aide active à mourir. C'est la réforme sociétale voulue de longue date par Emmanuel Macron. Mais la majorité de droite et du centre veut instaurer un certain nombre de garde-fous.
C'est une réforme sociétale qu'Emmanuel Macron veut faire depuis un certain temps. Ce mardi, les sénateurs ont commencé à examiner le projet de loi sur la fin de vie. La majorité de droite et du centre veut instaurer un certain nombre de garde-fous. Retour sur cette première journée de débats.
"Les garde-fous d'aujourd'hui ne garderont rien du tout"
Lorsqu'elle se présente à la tribune, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, est bien décidée à faire passer cette réforme : "C'est une demande très forte de nos concitoyens qui nous est collectivement adressés. Celle de ne pas détourner le regard".
Mais face à elle, la droite sénatoriale est loin d'être convaincue, bien au contraire. "Pourquoi ce texte maintenant alors que tant de patients meurent encore sans accès aux soins palliatifs ?", demande la rapporteure, Christine Bonfanti-Dossat. "Au fond, la réponse mes chers collègues n'est pas médicale, elle n'est pas non plus juridique, elle est politique".
Suivi de Bruno Retailleau : "Les garde-fous d'aujourd'hui ne garderont rien du tout. Dans ce domaine là, les portes entrebâillées finissent toujours grandes ouvertes parce qu'il y a une logique, la logique d'émancipation radicale".
Une logique défendue par l'écologiste Anne Souyris : "Notre République doit maintenant garantir la liberté, l'égalité et la fraternité face à la mort. Mon corps, mon choix". Deux conceptions, deux visions de la vie et de la mort irréconciliables.