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Francis Boy, maire de Saint-Ybars en Ariège, a été blessé en voulant intervenir pour tenter de mettre fin à une dispute familiale.
TÉMOIGNAGE

Profondément choqué par les événements de lundi après-midi, Francis Boy, maire de Saint-Ybars en Ariège, annonce mercredi au micro d'Europe 1 qu'il ne se représentera pas pour un troisième mandat. "C'est la goutte d'eau, je suis à saturation", confie-t-il, amer.

Deux jours auparavant, il avait été appelé pour séparer une femme d'une vingtaine d'années de sa mère, qui la poursuivait avec un couteau et menaçait de la tuer. L'édile a été légèrement blessé au bras en essayant de séparer les deux femmes.

"La blessure est superficielle mais c'est le geste qui me marque"

"Jusqu'à présent, j'avais été victime de violence verbale mais jamais de violence physique", déclare-t-il. Bouleversé, il déplore l'escalade d'agressions dont ont été victimes dernièrement les maires de l'Hexagone.

L'été a particulièrement été marqué par l'attaque de Jean-Marc Bergia, maire de Saubens, en Haute-Garonne et de Jean-Mathieu Michel, maire de Signes, percuté par un fourgon. Rien que l'an dernier, le ministère de l'Intérieur a enregistré 361 attaques verbales ou physiques contre les élus locaux.

"La blessure est superficielle mais c'est le geste qui marque", souligne Francis Boy. Il s'est entretenu avec Christophe Castaner le lendemain, pour lui exprimer sa lassitude. "On est des généraux sans armé", martèle-t-il. "On a du pouvoir mais aucun moyen pour l'appliquer, nous sommes parfois désemparés."