«Le grand problème de Mayotte, c'est une forme d'invasion de migrants», estime Charles de Courson
Le passage du cyclone Chido n'a rien arrangé à la situation sur l'archipel de Mayotte, déjà en manque d'infrastructures et confronté à une immigration massive, pointe Charles de Courson, député Liot de la Marne, invité de La Grande interview Europe 1-CNews mardi.
Famine, risque d'épidémies, pillages... Trois jours après le passage du cyclone Chido, le plus intense qu'ait connu Mayotte depuis 90 ans, l'archipel meurtri est en manque de tout, et les habitants s'alarment de la situation sanitaire qui se dégrade. Une situation qui n'était guère mieux avant le passage du cyclone.
"Avant même ce cyclone, il y avait des problèmes d'alimentation en eau, il y avait des problèmes d'alimentation électrique... Et c'est vrai que le grand problème de Mayotte, c'est 'une forme d'invasion' par des migrants venant surtout des îles Comores mais pas uniquement, et qui essaient de pénétrer en Europe via Mayotte", a estimé Charles de Courson, député Liot de la Marne, invité de La Grande interview Europe 1-CNews mardi.
Sur l'archipel, la population clandestine sur le territoire dépasse les 100.000 personnes, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, alors que la population officiellement recensée est d'environ 320.000 habitants.
"On est à la limite de l'anarchie"
"Je suis très proche d'Estelle Youssouffa, députée de Mayotte, qui me raconte ce qui se passe là-bas : des jeunes sans famille qui pénètrent à Mayotte et pour survivre, pillent, menacent avec des haches ! On est à la limite de l'anarchie dans ce département", a-t-il déploré. "Pourquoi la marine française ne va pas en bordure de l'île pour ramener tous ces bateaux de clandestins qui veulent [entrer sur l'archipel] ?", a-t-il interrogé. "Il faut mettre des moyens pour tenir la frontière entre Mayotte et les Comores", a conclu le député de la Marne sur Europe 1.