Le gouvernement trace les lignes rouges du "grand débat"

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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a prévenu mercredi que le "grand débat" qui aura lieu cet hiver ne doit pas être l'occasion de "détricoter" les mesures prises depuis l'élection d'Emmanuel Macron. 

Le "grand débat" qui doit commencer en janvier devra déboucher "fin mars-mi avril" sur "des décisions très concrètes, en fonction des consensus identifiés" mais sans "détricoter" les décisions prises depuis 18 mois, a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. "Ce n'est pas rejouer la présidentielle de 2017, ce n'est pas non plus détricoter ce que le gouvernement et le Parlement ont mis en place depuis 18 mois mais c'est attendre des propositions concrètes" sur les quatre thèmes annoncés, a-t-il dit, interrogé sur l'éventualité de demandes de rétablissement de l'ISF.

Poursuite des réformes annoncées. D'ailleurs, a-t-il ajouté, "le président de la République a souligné que les transformations que nous avons par ailleurs engagées vont se poursuivre : la réforme de la fonction publique", avec une "convention managériale" de l'Etat réunissant les hauts fonctionnaires en février, ainsi que la réforme de l'assurance chômage avec des discussions qui doivent s'achever fin février. Interrogé sur l'hypothèse d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC), Benjamin Griveaux s'est montré prudent. Il ne faut pas "jeter aux orties la démocratie représentative", a-t-il insisté. "Il y a un Parlement, un majorité. Je suis circonspect quand un groupe parlementaire appelle à un RIC sur un vote au Parlement"

Pré-cadrage du débat avec les préfets en région. "Un RIC ne peut pas défaire tous les trois mois ce qui a été fait. Quand j'entends assemblée citoyenne, il y a une assemblée citoyenne, c'est l'Assemblée, c'est le Sénat. Il y a un processus qui s'appelle l'élection", a-t-il ajouté. Début janvier sera réalisé un "pré-cadrage" du débat, dans chaque région, avec les préfets, afin d'éviter que les discussions ne "partent dans tous les sens", a-t-il dit. Il a aussi souhaité que les Français qui participeront soient "responsables" par exemple en évitant de réclamer des baisses d'impôt sans se soucier du coût. En fin de semaine, le gouvernement sera en vacances jusqu'au 4 janvier, date du Conseil des ministres de rentrée, a-t-il conclu, suivi d'un séminaire de rentrée le 9.