La réforme institutionnelle "n'est pas ensablée", assure Larcher

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Gérard Larcher n'a pas de "chiffre fétiche" sur la réduction du nombre de sénateurs. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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"On n'est pas dans une course contre la montre", a déclaré mercredi le président du Sénat sur France Inter. "Je suis parfaitement ouvert à cette modernisation" du Parlement, a-t-il par ailleurs estimé.

Le président du Sénat Gérard Larcher a jugé mercredi, à la veille d'une rencontre avec Emmanuel Macron, que la réforme institutionnelle, déjà repoussée à 2019, n'était "pas ensablée", estimant qu'elle pourrait "aboutir, ou ne pas aboutir", au printemps. "La réforme n'est pas ensablée car le passage devant le Sénat après l'Assemblée nationale est une nécessité", et "on n'est pas dans une course contre la montre", a déclaré Gérard Larcher sur France Inter, en notant que "la synthèse" vient d'ailleurs d'être "trouvée sur un certain nombre de sujets".

"Je suis parfaitement ouvert à cette modernisation". "Mais je crois plus raisonnable de dire que nous pourrions aboutir ou ne pas aboutir au printemps prochain", a-t-il ajouté. "Je suis parfaitement ouvert à cette modernisation" du Parlement, "mais en même temps (il ne faut) pas d'abaissement de ses droits", a-t-il ajouté. Concernant la réduction à 244 du nombre de sénateurs, contre 348 actuellement, il a répété qu'"aucun département ou collectivité à statut spécifique ne doit être sans député, sans sénateur".

Pas de "chiffre fétiche" sur le nombre de sénateurs. Invité à dire combien de sièges de sénateurs devraient selon lui être conservés, il a dit ne pas avoir de "chiffre fétiche", tout en souhaitant "réserver (son) bébé pour le président de la République" qu'il rencontrera jeudi. Interrogé sur la réunion du Parlement en Congrès devant lequel le président doit s'exprimer le 9 juillet, et qui sera boycottée par les députés du groupe La France insoumise, Gérard Larcher a estimé que le chef de l'Etat est "un président qui utilise ce que lui permet la Constitution, de s'exprimer devant le Parlement rassemblé".

"Une conception sans corps intermédiaire, assez enfermée". Il a néanmoins noté qu'"il a sans doute une conception sans corps intermédiaire, assez enfermée". "Mais j'espère qu'il va nous parler de l'état de la France, de l'état de l'Europe, de politique sociale", a dit Gérard Larcher.