Une large majorité allant du centre jusqu’au Rassemblement national, en passant par les LR, devrait permettre l'adoption d'une proposition de loi visant à allonger la durée de rétention pour les étrangers les plus dangereux.
Jour-J pour la proposition de loi visant à allonger la durée de rétention des étrangers jugés dangereux. Après l’adoption de ses articles en séance publique il y a trois semaines, ce texte sera soumis au vote solennel des députés ce mardi après-midi à l’Assemblée nationale.
Jusqu’à 210 jours de rétention administrative
Une large majorité allant du centre jusqu’au Rassemblement national, en passant par les LR, devrait soutenir cette dernière. "Nous avons une majorité à l’Assemblée nationale qui est forte, composée de partis très divers, qui ne sont pas forcément d’accord sur beaucoup de sujets mais qui ont décidé ensemble, je pense notamment à la droite et au centre qui gouvernent aujourd’hui, de cheminer pour prendre des mesures très fermes", avance le député Ensemble pour la République, Charles Rodwell.
Mesure clé de ce texte : l’allongement de la durée de rétention administrative jusqu’à 210 jours pour les étrangers les plus dangereux sous OQTF, en attendant leur laissez-passer consulaire. Et cette fois, "pas de censure des Sages à l’horizon", promet ce parlementaire.
Les critères pour allonger cette durée de rétention ont été précisés. Ce n’est par exemple qu’après une condamnation d’au moins trois ans de prison qu’un étranger pourrait voir sa durée de rétention en CRA allongée.