La grande primaire proposée par François Bayrou pour réunir la gauche sociale-démocrate jusqu'aux gaullistes face au RN et à LFI est déjà largement rejetée. Olivier Faure, les Républicains, mais aussi Édouard Philippe et Gabriel Attal refusent l'idée, qui accentue les divisions du bloc central.
L'idée de François Bayrou semble déjà avoir fait long feu. Le président du MoDem propose une grande primaire allant du Parti socialiste jusqu'aux gaullistes pour désigner un candidat capable de battre le Rassemblement national et La France insoumise à la présidentielle de 2027. Mais sa proposition suscite déjà un rejet quasi unanime.
Le premier à dégainer est Olivier Faure. Le premier secrétaire du Parti socialiste estime que François Bayrou ne comprend pas que les Français refusent de "prolonger le bloc central" et réclament désormais "une alternative crédible".
Une position qui s'inscrit dans la préparation de la primaire de la gauche sociale-démocrate, prévue en octobre. Celle-ci doit réunir plusieurs formations de gauche, mais sans La France insoumise, les Écologistes et les communistes.
Les Républicains dénoncent une "synthèse molle du macronisme"
Du côté des Républicains, l'idée ne séduit pas davantage. Othman Nasrou, secrétaire général du parti et proche de Bruno Retailleau, juge cette primaire "incohérente".
Selon lui, "la synthèse molle du macronisme" ne permettra pas de répondre aux problèmes du pays.
Édouard Philippe et Gabriel Attal également opposés
Même au sein du bloc central, la proposition de François Bayrou ne convainc pas. Édouard Philippe comme Gabriel Attal refusent eux aussi de participer à une telle primaire.
Présentée comme un moyen de rassembler "tous ceux qui rejettent les extrêmes", l'initiative semble donc produire l'effet inverse. De la gauche aux Républicains, en passant par les principaux candidats du centre, elle suscite les refus et accentue les divisions au sein des héritiers d'Emmanuel Macron.