Boualem Sansal s'apprête à quitter la France. Victime de violentes critiques depuis sa captivité en Algérie, l'écrivain franco-algérien de 80 ans, déchut de sa nationalité algérienne, est arrivé ce vendredi à Bruxelles pour son entrée à l'Académie royale de Belgique. Dans une interview à LCI, il dit songer à quitter définitivement le territoire français.
D'un ton las, Boualem Sansal, en déplacement à Bruxelles pour son entrée à l'Académie royale de Belgique, dénonce les attaques d'une poignée d'"oligarques de la pensée" et annonce envisager son départ prochain de l'Hexagone.
"J'ai quelques années à vivre tranquille"
"La France c'est fini pour moi. C'est fini, il me reste quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire. J'ai quelques années à vivre tranquille. Je ne sais pas où, chez les Belges s'ils veulent de moi ou ailleurs".
L'écrivain de 81 ans, naturalisé par Emmanuel Macron en 2024, souligne avec amertume dans les colonnes du Figaro un trop-plein de critiques, de cabales menées contre lui. Des critiques de son entourage, de ses prises de position, mais aussi et surtout depuis un choix.
Celui d'avoir quitter Gallimard pour rejoindre la maison d'édition Grasset. Si Boualem Sansal précise que ce départ ne serait en aucun cas dû aux Français eux-mêmes, il regrette une dictature de la pensée, une volonté de le faire taire et d'une certaine caste médiatique, au point d'envisager, avec regret, un exil en Belgique ou en Suisse, dans le but de préserver sa liberté de ton.